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Finances-Banques

Crédit bancaire: Un seul réacteur en marche

Par Franck FAGNON | Edition N°:5834 Le 02/09/2020 | Partager
Hors crédit de trésorerie, la production des autres prêts subit les effets de la crise
La croissance s’établit à 5,8% en juillet sur un an
77 milliards d’impayés: +7,2 milliards en sept mois

La croissance de l’encours du crédit a ralenti à 3,2% à fin juillet sur sept mois, mais s’est légèrement redressée à 5,8% sur un an. Le soutien des banques à la trésorerie des entreprises continue d’être le moteur de l’activité depuis le début de l’année.

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La violence du choc et le manque de visibilité des chefs d’entreprises se traduisent par la rareté des projets d’investissement. La hausse du chômage et le confinement ont affecté les investissements des ménages

L’encours des crédits de trésorerie aux entreprises non financières a augmenté de 11,7% depuis janvier et de 13% comparé à juillet 2019. L’essentiel des nouveaux prêts est assorti d’un taux d’intérêt de 3,5%, le plafond fixé pour les crédits Damane Oxygène destinés à aider les entreprises impactées par la crise à faire face aux charges courantes.

Les conséquences économiques et sociales de la crise pèsent sur la production des autres crédits. La violence du choc et le manque de visibilité des chefs d’entreprises se traduisent par la rareté des projets d’investissement. La crise actuelle est venue entamer une confiance déjà bien fragile des patrons. L’encours des crédits aux entreprises non financières pour leurs investissements affiche une légère hausse de 0,2% à fin juillet sur sept mois.

Sur un an, la croissance ressort à 4,4%. Les investissements des ménages, eux, ont été affectés par les difficultés financières des entreprises ayant entraîné une hausse des destructions d’emplois et dans certains cas une baisse des salaires. Ceux qui ont été épargnés restent, pour une bonne partie, prudents en reportant leur projet d’achat. Nombre d’entre eux espèrent profiter d’une orientation favorable des taux d’intérêt et des prix des biens dans les mois à venir.

Par ailleurs, le confinement et les restrictions de déplacement auront aussi pesé sur les transactions immobilières. Il y a un effet rattrapage depuis la sortie du confinement, mais le marché n’a pas encore retrouvé ses niveaux d’avant crise. Les crédits à l’habitat ont limité leur hausse à 0,5% depuis le début de l’année et 2,1% sur un an. Sur les deux périodes, l’encours du crédit à la consommation est en baisse. 

L’autre facette de la crise dans les bilans des banques est la hausse de la sinistralité. A fin juillet, l’encours des créances en souffrance s’est dégradé de 10% depuis le début de l’année et 14% sur un an. Les impayés des entreprises non financières totalisent 43,7 milliards de DH en hausse de 9% depuis janvier et 12,2% par rapport à juillet 2019. La situation n’est guère meilleure au niveau du portefeuille des ménages avec une hausse à deux chiffres des impayés à 32,8 milliards de DH.

F.Fa

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