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Anesthésie-réanimation: Cruel déficit en compétences

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5829 Le 26/08/2020 | Partager
A peine 600 médecins et environ 1.300 infirmiers spécialisés pour tout le Maroc
La FST de santé de l’UM6SS lance une licence professionnelle dédiée
Et un parcours doctoral inédit en nursing et techniques de santé
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80% des infirmiers anesthésistes travaillent au bloc opératoire. «Ils sont compétents pour pratiquer l’anesthésie. Ils interviennent à la fois dans la préparation du matériel, la surveillance du patient, la check-list des équipements… Leur rôle est crucial», souligne Mohamed Miguil, médecin anesthésiste-réanimateur

Environ 600 médecins anesthésistes-réanimateurs pour tout le Maroc, dont près de 400 opérant dans le privé. Le déficit est pour le moins cruel. Il l’est d’autant plus durant cette période de crise pandémique où le nombre de cas graves ne cesse d’augmenter.

«Nous ne pouvons pas avoir un médecin par bloc opératoire. D’où l’importance de l’assistance d’infirmiers anesthésistes. Pour un patient Covid, il en faut au moins deux, car il faudrait des gestes rapides pour limiter le temps d’exposition aux malades atteints», témoigne Mohamed Miguil, médecin anesthésiste-réanimateur à l’hôpital d’application de l’Université Mohammed VI des sciences de la santé (UM6SS).

Le praticien s’apprête à participer à la formation de la toute première promotion d’infirmiers spécialisés en anesthésie-réanimation de la Faculté des sciences et techniques de santé (FSTS) de l’université. Un effort qui vient répondre à un besoin pressant. «En 2017, le nombre d’infirmiers en anesthésie-réanimation ne dépassait pas 1.300 au Maroc», relève Wafaa Al Hassani, doyenne de la FSTS.

Cette année, la faculté lance une licence professionnelle dédiée, avec un parcours accrédité. Ce qui ouvre la voie à la fois aux CHU et hôpitaux publics (avec une échelle 10) ainsi qu’aux cliniques privées. Grâce au système LMD, il offre la possibilité d’un master et d’un doctorat. «Dans le cadre du centre d’études doctorales, nous ouvrons cette année, pour la première fois, un laboratoire de recherches en nursing et techniques de santé», confie Al Hassani.

La nouvelle licence, accessible aux bacheliers scientifiques, accueillera un premier groupe d’une quarantaine d’étudiants. Le coût du cursus est de 38.000 DH/an.

La FSTS compte apporter sa contribution à l’atténuation du déficit en compétences. Un DU sera également proposé aux professionnels. «Le personnel de santé est devenu une denrée rare au niveau international. La production et la gestion des ressources humaines du secteur sont plus que jamais essentielles», insiste la doyenne.

Ahlam NAZIH

 

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