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Régions

Covid-19/Marrakech: Le personnel de la santé encore plus inquiet!

Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5827 Le 24/08/2020 | Partager
Malgré les mesures prises pour réorganiser la prise en charge des patients
Les cas de plus en plus nombreux arrivent aux hôpitaux à un stade très avancé de la maladie

C’est devenu un quotidien. Les Marrakchis vivent au rythme des sirènes d’ambulances emportant les malades vers les hôpitaux et les SOS des médecins. La région comptait au 22 août dernier près de 1.810 cas et 9 décès par jour.

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Les malades continuent à  se présenter à l’hôpital Ibn Zohr sans aucune prise en charge pour éviter les contaminations. La plupart seront renvoyés chez eux, faute de lits (Ph. Mokhtari)

Les mesures annoncées par le ministre de la Santé et par les autorités locales suffiront-elles à maîtriser la situation sanitaire à Marrakech? Le personnel de la santé public reste sceptique. «Nos infrastructures sont véritablement engorgées et le personnel est en désarroi devant  l’avalanche de cas et qui sont à un stade déjà avancé de la maladie. Les médecins et les infirmiers se sentent aussi vulnérables face au manque de moyens de protection mis à leur disposition et au déficit en oxygène pour les cas compliqués», alertent des médecins. 

Ce sont d’ailleurs  les coups de gueule du personnel médical, qui ont poussé le ministre de la Santé Khalid Ait Taleb et les autorités locales à prendre des mesures spécifiques pour Marrakech.  Des alertes dont L’Economiste s’est fait écho le 13 août dernier (voir L’Economiste n° 5823 du 13 aout 2020 sous le titre: On ne maîtrise plus rien à Marrakech!).

Une semaine plus tard, le ministère a réagi en se rendant à Marrakech. Certains estiment que son intervention arrive trop tard. Ait Taleb a promis de rationaliser les structures hospitalières et de restructurer le processus de prise en charge des personnes infectées. Le ministre n’a pas réussi à rassurer ni les médecins ni les Marrakchis  et les mouvements de protestation continuent au sein même des hôpitaux.

La nouvelle réorganisation préconisée par Ait Taleb concerne l’hôpital Ibn Zohr (Mamounia) dédié uniquement aux cas suspects et au dépistage de Covid-19 alors que l’hôpital Al Antaki sera mis à niveau pour la prise en charge des cas admis en soins intensifs (premier degré). A l’hôpital Ibn Tofail, un chapiteau est en cours d’aménagement  pour prendre en charge les cas  en réanimation.

Enfin, l’hôpital Arrazi relevant du CHU Mohammed VI restera, de son côté, dédié aux cas critiques.
Benguerir devra aussi soulager les infrastructures hospitalières de Marrakech en accueillant les cas bénins. En effet, il est prévu une extension de l’hôpital de campagne de la ville verte pour porter sa capacité litière à 650 lits au lieu des 350 actuels.

De leur côté, les autorités locales se sont engagées à l’équipement de toutes les salles d’Ibn Zohr  en appareil d’oxygène. Une opération prise en charge financièrement par le Conseil de la Région. La clinique de la CNSS est aussi mise à contribution pour accueillir les malades Covid et particulièrement ceux en réanimation.

De notre correspondante permanente, Badra BERRISSOULE

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