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Economie

La propagation du virus ralentit, mais tout n’est pas encore gagné!

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5743 Le 17/04/2020 | Partager
Le respect du confinement et des règles de prévention décisif
Le ministère préconise de renforcer le cantonnement des villes les plus touchées
L’augmentation du nombre de laboratoires permettra un recensement plus «réaliste»

En optant très vite pour des mesures drastiques, le Maroc a bel et bien évité le pire. C’est ce que démontre l’état des lieux épidémiologiques établi par le ministère de la Santé, entre le 2 mars et le 12 avril derniers.

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Le R0, ou taux de reproduction de la maladie, n’a cessé de reculer depuis la mi-mars, pour passer de 2 à 1,2 à la mi-avril, soit une baisse de moitié. Un malade ne contamine donc plus qu’une personne au lieu de deux auparavant. Le ministère explique cette tendance par les mesures de distanciation sociale et de confinement instaurées à la mi-mars. La tranche d’âge la plus touchée est celle des 41-64 ans, avec une part de 35,8%, suivie des 25-40 ans (20,3%) et des 65 ans et plus (17,2%). Les femmes sont légèrement moins touchées que les hommes (47% de contaminations)

Le taux de reproduction de la maladie, R0, a reculé progressivement sur la période selon le rapport (voir illustration), ce qui permet de conclure au ralentissement de la propagation du virus. «Les mesures de confinement semblent avoir permis de maîtriser l’ampleur de l’épidémie, et d’éviter un certain nombre de cas, y compris graves, ainsi que les décès», relève le ministère, qui préfère rester prudent.

«Ces tendances sont à confirmer dans les prochains jours», poursuit le département de la Santé. Et il a raison! Tout dépend du degré de respect du confinement et des règles de prévention et d’hygiène préconisées. Si le scénario de Fès, où des quartiers entiers sont aujourd’hui en quarantaine (Lire article), se répète dans d’autres régions, la situation pourrait bien basculer.

D’ailleurs, le nombre de cas enregistrés par jour augmente sensiblement, pour atteindre 227 entre mercredi et ce jeudi à 10h, contre 136  entre mardi et mercredi derniers. Le total est donc passé à 2.251 malades, contre 2.024 un jour avant. Jusqu’où ira le nombre de nouvelles contaminations quotidiennes? Nul ne peut prédire le pic des infections avec certitude. Ce qui est sûr, c’est que tout dépendra de l’autodiscipline de tout un chacun. L’augmentation du nombre de laboratoires procédant au dépistage, passé de trois à douze, permettra de livrer des chiffres plus proches de la réalité.

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Le taux de létalité de la maladie au Maroc est assez élevé, avec une part de 7,1% (la moyenne mondiale est de 4%). Il reste, cependant, moins grave que celui enregistré dans certains pays, comme la France, l’Algérie, ou encore l’Italie

Jusque-là, les dispositions prises par le Maroc se sont révélées efficaces. Dès la découverte du premier cas de contamination locale le 13 mars (le 1er cas importé au Maroc a été détecté le 2 mars), une série de mesures ont été décrétées en l’espace de cinq jours: fermeture des frontières, fermeture des écoles, état d’urgence et confinement total de la population…, alors que le nombre d’infections tournait autour d’une dizaine seulement. Ce jeudi à 10h, le cumul des décès était de 128.

Dans d’autres pays, les morts se comptent pas milliers (dans la matinée du 16 avril: 28.364 aux Etats-Unis, 18.812 en Espagne, 21.645 en Italie…). Le taux de létalité est, il est vrai, assez élevé au Maroc, soit 7,1%, mais il reste moins grave qu’ailleurs (voir illustration). Néanmoins, depuis l’adoption du protocole thérapeutique, en mars, le nombre de patients en réanimation a baissé. Pareil pour les décès.

Près de 70% des cas sont bénins à modérés. Le reste est partagé, presque à parts égales, entre cas asymptomatiques et sévères à critiques.
Pour les prochains jours, le ministère plaide pour un renforcement du confinement dans les villes les plus touchées. Le trio de tête est actuellement occupé par Casablanca, Marrakech et Rabat. La tutelle prévoit, en outre, de persévérer dans la mise en quarantaine surveillée des contacts de cas confirmés. Entre le 2 mars et le 12 avril, 9.984 personnes ont été pistées. Parmi elles, 5.384 ont terminé leur suivi.

Ahlam NAZIH

 

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