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Economie

Trois moteurs pour dynamiser le secteur privé

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5711 Le 04/03/2020 | Partager
La Banque mondiale recommande au Maroc de s’inscrire dans la dynamique digitale
Les PPP doivent se concentrer sur les petits projets pour gagner en maturité

Mohamed Benchaâboun est convaincu que le Maroc doit opter pour un nouveau palier de croissance, en s’appuyant sur la dynamique du secteur privé. Le ministre de l’Economie et des finances l’a encore démontré lors du séminaire organisé vendredi dernier, en partenariat avec la Banque mondiale.

Il est convaincu que pour dépasser la cadence du taux de croissance de 3% de ces dernières années, il est impératif d’anticiper le modèle d’investissement de l’Etat. En effet, le secteur privé doit jouer le jeu et porter la croissance dans les années à venir. D’autres responsables publics ont participé à cette rencontre comme Mustapha Bakkoury, DG de MASEN, Abderrahim El Hafidi, DG de l’ONEE, Hicham Zanati Serghini, patron de la CCG et des directeurs du ministère des Finances.

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Le Maroc doit opter pour un nouveau palier de croissance, en s’appuyant sur la dynamique du secteur privé, estime le ministre de l’Economie et des finances. Le secteur privé doit ainsi jouer le jeu et porter la croissance dans les années à venir. Trois moteurs essentiels sont ainsi mis en avant: l’économie digitale, le partenariat public-privé et le développement de l’entrepreneuriat pour la création d’emploi (Ph. L'Economiste)

En tout cas, ce séminaire, consacré à «la dynamisation du secteur privé», trois moteurs de croissance ont été abordés. Le premier porte sur le développement de l’économie digitale. Sur ce thème capital, la Banque mondiale recommande au Maroc de s’inscrire dans cette dynamique à travers notamment le remaniement du cadre juridique et la mise en place d’investissements dans les nouvelles technologies de l’information. Elle préconise également d’orienter la formation vers le digital.

Mohamed Benchaâboun a insisté sur ces applications dans l’administration pour obtenir des résultats dans la transparence, la lutte contre la corruption et la restauration de la confiance. Il s’agit de développer des applications  qui permettent aux citoyens d’être en contact avec une machine, sans intermédiaires. Pour les promoteurs de ce séminaire, le digital est un nouveau paradigme économique, qui nécessite une période de transition entre le modèle actuel et celui basé sur le digital.

En fait, le Maroc ne peut pas rester en marge de la dynamique mondiale qui constitue un énorme potentiel à saisir en termes de création d’emplois et de valeur ajoutée. Surtout que le développement des compétences des entreprises marocaines dans les technologies de demain devient de plus en plus un enjeu de taille et même de souveraineté, en particulier dans la maîtrise des données, la cyber-sécurité, la traçabilité financière,…Pour le ministère des Finances, il convient d’accélérer la modernisation des structures de l’éducation et de la formation pour le développement des compétences dans le domaine du numérique et la promotion de la recherche scientifique.

Et cela, compte tenu des opportunités offertes par la transition digitale et des impacts qu’elle pourrait générer au niveau des gains de productivité. Pour ce département, l’industrie du multimédia, la promotion de l’innovation technologique à travers le développement des nouvelles industries de haute technologie (pharmaceutique, informatique,…) et la priorisation du soutien aux innovations en techniques de production des industries qui sont en concordance avec les stratégies sectorielles en cours et les avantages comparatifs du Maroc constituent désormais l’un des vecteurs de croissance et un gisement d’emplois prometteur.

L’autre moteur de croissance est incontestablement le partenariat public privé (PPP). Sur ce registre, Rabat s’est doté d’un cadre légal, qui a été récemment amendé par le Parlement pour une meilleure mise en œuvre. Sur ce volet, les experts recommandent la nécessité d’y aller progressivement, avec «des petits projets avant de s’attaquer aux grands, dont les contrats sont plus compliqués. Il faut gagner en maturité», conseille la Banque mondiale.

Pour un responsable au ministère des Finances, le développement des PPP doit être opéré avec prudence. En effet, une progression trop rapide, conjuguée à l’inexpérience des acteurs publics en matière de pilotage des contrats, comporte le risque d’alourdir les engagements hors bilan de l’Etat et ne pas fournir les services attendus avec les performances escomptées.

Par ailleurs, les opérations associant financement sur projet ou Project Finance et PPP connaissent actuellement un essor. Dans ces actions, le cash flow du projet est la seule source de remboursement de la dette pendant la période d’exploitation, sans garantie souveraine de l’Etat. Les bailleurs de fonds doivent être confortables avec les risques du projet et des contrats.

En cas de défaut, ils n’ont accès qu’au projet (actifs et contrats). Cependant, cette forme de montage nécessite la maîtrise de nombreux savoir-faire, particulièrement dans la construction, l’exploitation, les prévisions de recettes, l’assurance et surtout dans les domaines financiers et contractuels.

Le 3e moteur de croissance: le développement de l’entrepreneuriat pour la création d’emploi. En plus du programme Intelaka, il va falloir créer un écosystème comprenant l’accompagnement des jeunes pour le déploiement de leurs idées. Le système éducatif doit y contribuer en formant les jeunes pour une meilleure incitation à l’entrepreneuriat.

L’autre mesure importante à prendre consiste à leur permettre d’accéder aux marchés, via notamment les marchés publics, à travers la préférence nationale. De même, les intervenants ont appelé à optimiser les efforts d’intervention de l’Etat et surtout rationnaliser le nombre d’intervenants. Car, ces derniers risquent d’allonger les délais réels de création des entreprises. De ce fait, un repérage fin des projets innovants et des PME capables de monter en échelle devrait être assuré par les CRI, considérés comme étant des organes de dynamisation économique.

A cela s’ajoute l’exigence de rupture avec les anciennes pratiques en procédant au remplacement des aides frontales et des incitations fiscales par un système de garantie des prêts bancaires, porté par la Caisse centrale de garantie. Celle-ci est considérée comme le maillon central du dispositif de financement mis en place.

Intelaka cible 1 million de personnes

Pour Intelaka, trois nouveaux produits bancaires formant la dorsale du programme intégré d’appui et de financement des entreprises ont été mis en place en février dernier. Deux portent sur la garantie (Damane Intelak, et Damane Intelak Al moustatmir Al Qaraoui) et un prêt d’amorçage (Start-TPE). Ces dispositifs concernent avant tout les micro-entreprises et les TPE, soit autour de 330.000 unités dont le chiffre d’affaires est inférieur ou égal à 10 millions de DH. A cela s’ajoutent les auto-entrepreneurs et les forfaitaires, estimés à 600.000 personnes en plus des jeunes diplômés, des acteurs de l’informel et des PME exportatrices vers l’Afrique. La totalité de cette population compte 1 million de personnes. Les Centres régionaux d’investissement constituent l’organe incontournable d’accompagnement sur la création des entreprises et sur la post-création.

Mohamed CHAOUI

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