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Economie

TPME: L’engagement des banques

Par Franck FAGNON | Edition N°:5688 Le 31/01/2020 | Partager
Plus de raisons d’exiger des garanties autres que celles inhérentes au projet
La CCG pourra garantir jusqu’à 80% des crédits
Zouhair Chorfi: «Il faut que les jeunes sentent qu’il y a un déclic et de l’espoir»

Gouvernement, Banque centrale, banques, Caisse centrale de garantie... ont mis moins de quatre mois pour élaborer un plan d’action sur la TPME et les porteurs de projets, en réponse à l’interpellation du Souverain. Les réunions se sont enchaînées dès le lendemain du discours du 11 octobre.

«Il fallait un programme qui ait une cohérence globale et qui marque un certain nombre de ruptures parce que la question de l’accès des PME au financement est récurrente», concède Zouhair Chorfi, secrétaire général du ministère des Finances.

Le dispositif qui sera déployé dès lundi 3 février est inédit. Au même moment, le ministre des Finances, le gouverneur de la Banque centrale et le président du GPBM le commenteront devant la presse. Sur le volet financier, 8 milliards de DH de garanties seront mobilisés pour faciliter l’accès des structures cibles au crédit bancaire.

Du jamais vu. Aux 6 milliards de DH annoncés dans un premier temps vont se rajouter 2 milliards du Fonds Hassan II (cf. article en page 2). «Il faut que les jeunes sentent qu’il y a un déclic et de l’espoir. Le discours du Roi est arrivé à point nommé», indique Chorfi.

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Gouvernement, Banque centrale, banques, Caisse centrale de garantie... ont mis moins de quatre mois pour élaborer un plan d’action sur la TPME et les porteurs de projets, en réponse à l’interpellation du Souverain. Les réunions se sont enchaînées dès le lendemain du discours du 11 octobre.

La population cible du programme est assez large, ce qui devrait permettre de déverrouiller l’accès au financement à un grand nombre de structures. Au-delà des capitaux apportés au fonds de garantie, les banques ont pris des engagements fermes notamment sur les taux d’intérêt: maximum 2%!

Les économies sur le coût d’emprunt sont de l’ordre de 4 points de pourcentage par rapport au taux moyen appliqué aux TPME en 2019. Pour ces opérations, les banques pourront se refinancer auprès de la Banque centrale à 1,25% au lieu de 2,25%. Ces conditions exceptionnelles constituent une aubaine pour les petits patrons pour assurer la croissance de leur entreprise.

L’implication personnelle du Roi change les choses et met beaucoup de pression sur les épaules du secteur financier. «Nous n’avons pas le droit de rater ce rendez-vous», prévient le secrétaire général du ministère des Finances. L’efficacité du dispositif sera un soutien non négligeable à l’emploi et à la croissance.

La coordination des efforts devrait contribuer à fluidifier les procédures. Critiquées pour leur frilosité à prendre des risques sur les TPME, les banques n’auront plus de raison d’hésiter puisque la CCG pourra garantir jusqu’à 80% du montant des crédits contre un plafond fixé à 70% jusqu’ici.

Difficiles à faire valoir pour une TPE ou un porteur de projet, les sûretés exigées aux guichets bancaires  constituent clairement une barrière. Désormais, les banques n’auront plus de raison d’exiger des garanties autres que celles liées au projet. Par ailleurs, les délais d’instruction des dossiers seront raccourcis. Pour atteindre ces objectifs, l’octroi de la garantie sera délégué aux banques.

La Caisse centrale de garantie va déployer de nouveaux produits pour compléter le dispositif. Tout le programme fera l’objet d’un suivi régional avec un reporting permettant de corriger rapidement d’éventuelles défaillances. Les Centres régionaux d’investissement vont jouer un rôle important à ce niveau. Les acteurs impliqués insistent sur le volet accompagnement qui est l’un des axes majeurs du programme.

Sa réussite repose aussi sur l’investissement des entrepreneurs et des porteurs de projets. «Il va falloir responsabiliser les jeunes. Il ne s’agira pas d’ouvrir les robinets et de financer n’importe quoi. Les gens doivent intégrer que les prêts se remboursent», prévient Zouhair Chorfi.

La nouvelle dynamique qui s’enclenche nécessite aussi de développer les sources alternatives au crédit bancaire. Le crowdfunding en est un. La loi est en phase finale d’adoption. Au-delà des facteurs culturels, le financement des PME via les marchés est une piste inexploitée. Par ailleurs, le développement du marché de la titrisation pourrait améliorer la capacité des banques à prendre un peu plus de risque sur les TPME.

F.Fa

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