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    Economie

    Plan intégré du financement des entreprises: Une stratégie pour structurer l’informel

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5686 Le 29/01/2020 | Partager
    Une première mise de 6 milliards de DH cofinancée par l’Etat et les banques
    Mise en place d’un mécanisme de refinancement illimité
    Inclusion financière (du monde rural) en faveur de l’export

    C’est parti pour le déploiement du plan intégré de financement des TPME. La présentation du programme ainsi que la signature des conventions déclinant les modalités d’utilisation du Fonds dédié, ont eu lieu lundi devant le Roi.

    Selon le ministre des Finances Mohamed Benchaâboun, le plan «s'appuie sur trois axes: le financement de l’entrepreneuriat, la coordination des actions d'accompagnement au niveau des régions et l'inclusion financière du monde rural». Doté de 6 milliards de DH, le Fonds se fixe pour priorité la lutte contre l’informel. (Voir encadré ci-contre).

    Son provisionnement sera assuré à parts égales entre l’Etat et le secteur bancaire. «Il repose sur un nouveau système incitatif et intégré, basé sur des dispositifs de garantie, de financement et d'assistance technique, en plus de la révision et de l'amélioration de l'appui aux entreprises exportatrices, en particulier  vers l'Afrique», explique Benchaâboun.

    Dans ce cadre, les partenaires adopteront une approche volontariste, notamment en termes «de simplification des procédures et de facilitation des conditions de garantie, avec l'annulation des garanties personnelles et de réduction des coûts de crédits».

    Ce programme contribuera à la création d'environ 27.000 nouveaux emplois et à l'accompagnement de 13.500 nouvelles entreprises. L’inclusion financière sera également accélérée. En particulier dans le monde rural. Ceci, via la mutualisation des moyens disponibles et la mise à contribution du groupe Crédit agricole du Maroc et Barid Al-Maghrib. 

    «D'autres mesures incitatives seront prises pour encourager et attirer le secteur informel à s'intégrer dans la dynamique économique», promet le ministre des Finances.

    Pour le suivi, des commissions seront créées au niveau des régions en assurant diverses formes d’appui et d'orientation aux jeunes entrepreneurs, surtout au début de leur parcours professionnel.

    De son côté, Abdellatif Jouahri a annoncé la mise en place d'un mécanisme de refinancement illimité par Bank Al-Maghrib de tous les crédits bancaires qu'il s'agisse d'exploitation ou d'investissement.

    Ce mécanisme va également au secteur agricole et aux projets réalisés dans le milieu rural. «Selon un taux d'intérêt préférentiel de 1,25%, soit le niveau le plus bas jamais appliqué par la Banque centrale», se félicite le wali de l’institut d’émission. Ces mesures prévoient aussi la réduction des exigences en fonds propres en ce qui concerne les crédits accordés aux TPME.

    BAM a élaboré, en collaboration avec le ministère des Finances un modèle de rapports détaillés qui seront soumis par les banques et qui permettront de suivre, de façon régulière, les indicateurs relatifs aux différentes catégories de crédits, leur répartition géographique et sectorielle et, le cas échéant, les motifs de refus des crédits. Bank Al-Maghrib fera un résumé de ces rapports et le soumettra au  Roi.

    Pour Othman Benjelloun, président du Groupement professionnel des banques marocaines (GPBM), les banques s'engagent aussi sur les délais de réponse. «Ces derniers ne devraient pas dépasser trois semaines», a-t-il précisé. Ils seront d'autant plus facilités que les banques se verront confier par la Caisse centrale de garantie la délégation d'octroi de garantie pouvant atteindre jusqu'à 80% du montant du crédit.

    Les entrepreneurs verront leur accès élargi aux différents guichets bancaires, grâce à un plus grand maillage des localités non encore desservies. Ceci, grâce aux outils technologiques, notamment le Mobile Banking. La réussite de ce dispositif réside, selon le président du GPBM, aussi bien dans l’accompagnement individuel aux niveaux local, régional et national, par les Centres régionaux d’investissement, la Caisse centrale de garantie et l’Agence Maroc PME.

    Les axes de la convention

    La convention signée devant le Roi entre le ministère des Finances, la Banque centrale et le GPBM, définit le cadre global et les modalités d’utilisation des ressources du Fonds d’appui au financement de l’entrepreneuriat.
    Le Fonds est doté d’une enveloppe d’au moins 6 milliards de DH, sur une durée de 3 ans, dont 3 milliards à charge du secteur bancaire. Les ressources du Fonds ciblent de façon prioritaire le secteur informel, les porteurs de projets, les auto-entrepreneurs, les startups et les très petites entreprises, y compris dans le monde rural.
    La gouvernance sera assurée par un comité tripartite de pilotage, présidé par le ministère des Finances et comprenant la Banque centrale et le GPBM. S’ajoute également un comité technique composé des représentants des membres du comité de pilotage ainsi que de la Caisse centrale de garantie.
    Les ressources reçues par le Fonds sont ordonnancées selon les modalités à convenir par le comité technique. Les programmes financés par le Fonds font l’objet d’un rapport périodique aux membres du comité de pilotage, selon un rythme trimestriel.

    A.G

     

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