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Cloud computing: Beaucoup d’appelés, très peu d’élus

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5657 Le 18/12/2019 | Partager
Maîtrise des solutions, compétences pointues… peu d’intégrateurs remplissent les critères
Puissances de calcul, flexi­bilité, localisation, transforma­tion numérique… les enjeux
La 5G devra mettre le turbo
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Le Cloud computing ou informatique en nuage est une infrastructure dans laquelle la puissance de calcul et le stockage sont gérés par des serveurs distants auxquels les usagers se connectent via une liai­son Internet sécurisée (Ph.M.X.)

De plus en plus d’entreprises et administrations publiques ne jurent que par le «Cloud local» au prétexte de la réglementation. Pourtant, seules les données dites «sensibles» doivent faire l’objet d’un hébergement sur le territoire national. «Rares sont les administrations qui font le travail préalable de classifier leurs données», soutient Julien Poirot, consultant Google Cloud et directeur chez Maroc Cloud.

L’intégrateur accompagne les entre­prises dans l’implémentation des solu­tions Google Cloud et Zendesk. Il est également éditeur de la solution de fac­turation Cloud pour TPE et PME Maroc Facture. En fait, les acteurs du Cloud se scindent en deux grandes catégories, sur un marché local «impossible à estimer, car il n’y a aucune étude qui estime sa taille.

Il est tellement petit», soutient un expert. L’on y trouve, d’une part, les prestataires (revendeurs ou intégrateurs) qui travaillent avec les grands éditeurs mondiaux pour mettre à la disposition de leurs clients des solutions de classe mon­diale. De l’autre, les hébergeurs locaux, c’est-à-dire ceux qui exploitent les infras­tructures techniques, qui markettent es­sentiellement leur localisation sur le ter­ritoire national.

C’est le cas notamment des 3 opérateurs télécoms et de quelques pure-players qui consentent de lourds in­vestissements pour offrir des centres de données (data-centers) aux standards in­ternationaux. La limite de l’offre, l’étroi­tesse et le manque de flexibilité sont à déplorer.

L’on peut soit louer de l’espace pour installer ses propres serveurs (colo­cation), soit louer des machines avec in­fogérance à la carte, en s’engageant pour plusieurs années et en souscrivant soi-même aux offres opérateurs nécessaires à la connectivité. Ici l’on est très loin de l’informatique en nuage planétaire et des puissances de calcul qu’offrent les lea­ders mondiaux du Cloud computing que sont AWS (Division de Amazon), Micro­soft et Google.

Du côté des prestataires de solutions, il faut distinguer les offres SaaS des offres IaaS ou PaaS. Le Software-as-a-Service consiste à louer un droit d’uti­lisation de solutions logicielles qui sont hébergées, maintenues et mises à jour par un éditeur, avec en général une garantie de disponibilité élevée. C’est le cas de solutions comme la G Suite de Google qui est une plateforme de communica­tion et de collaboration pour entreprises, le logiciel de service client Zendesk ou encore le CRM Salesforce.

Mais il y a aussi de plus en plus de logiciels Cloud proposés par des éditeurs locaux, pour ré­pondre à des problématiques spécifiques comme la gestion RH ou la facturation. Ces logiciels sont aujourd’hui utilisés par de nombreuses organisations dans le cadre de la transformation numérique, car ils allient des fonctionna­lités modernes, des mises à jour rapides et plus de contraintes quant à leur exploitation.

Le modèle écono­mique est du logiciel en Cloud à l’usage, facturé au mois ou à l’année. Des solutions sont également commercialisées par des revendeurs à faible valeur ajoutée, des opérateurs télécoms ou encore des partenaires intégrateurs qui vont plus loin en se chargeant de l’implémen­tation, de la formation des utilisateurs et du support technique.

Cependant, rares sont les intégra­teurs qui remplissent les critères des éditeurs, les­quels exigent de leurs partenaires une parfaite maîtrise des solutions ou encore des com­pétences élevées. Côté IaaS - Infrastuc­ture-as-a-Service et PaaS - Platform-as-a-Service, l’on retrouve Microsoft Azure et Google Cloud Platform qui mettent à disposition des entreprises des ressources colossales disponibles dans leurs data­centers en Europe, en Amérique ou en Asie avec des offres de service à la pointe de la technologie.

Ces offres modulaires sont commercialisées par des intégra­teurs spécialisés qui accompagnent les clients dans l’ingénierie et la réalisation de leur migration vers le Cloud, puis éventuellement dans l’exploitation de ces infrastructures. Avec la 5G, la donne va complètement changer grâce au dévelop­pement du Edge computing.

«Le traite­ment des données ne se fera plus dans le Cloud, mais au plus près de la source des données. L’on va pouvoir connecter des milliards d’appareils, qui traiteront des quantités illimitées de données, presque en temps réel. Les applications sont in­finies: smart city, véhicules autonomes, télémédecine...», annonce le directeur de Maroc Cloud.

Hébergement local

L’Hébergement local est un argument majeur pour convaincre les administrations publiques ou les banques qui préfèrent, par souci de sécurité, que leurs données restent au Maroc. «Mais c’est aussi un handicap compte tenu de la bande passante nationale et internationale limitée. Une société qui veut lancer un produit à l’échelle panafricaine ou mondiale aura du mal avec ce type d’infrastructures», nuance Julien Poirot.

M.Ko.

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