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    La scission de l'ONCF refait surface

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5625 Le 30/10/2019 | Partager
    Le scénario serait de séparer l'infrastructure de l'exploitation
    Le résultat d'exploitation se dégrade
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    L'ONCF compte investir 2,93 milliards de DH en 2020. Il prévoit notamment d'acquérir du matériel roulant et des équipement (Ph. L'Economiste)

    L'Office des chemins de fer pourrait être scindé en deux entités. L'une supporterait l'infrastructure et l'autre l'exploitation commerciale. «Il s'agit d'une restructuration institutionnelle et non de la dette. Elle est prévue en 2022. A partir de cette date, l'investissement dans le rail se fera par l'Etat.

    Le matériel d'exploitation continuera à être pris en charge par une société d'exploitation», souligne une source proche du dossier. Une partie importante de la dette pourrait être logée dans l'une des structures qui seraient créées et une conversion de la dette en capital pourrait dans ce cas être envisagée.

    En juillet dernier, l'Office a convenu d'un schéma de restructuration institutionnelle et organisationnelle avec l'Etat. Il comprend deux phases. La première, jugée urgente, portant sur la période 2019-2021, devrait se focaliser sur la restructuration de la dette. L'Office sera ainsi amené à céder certains actifs, qui ne sont pas nécessaires à son activité, et à mobiliser les ressources pour faire face aux besoins de trésorerie.

    L'objectif étant d'honorer  les engagements vis-à-vis de ses partenaires et de garantir le respect des délais de paiement. La 2e phase de ce protocole d’accord vise la mise en œuvre, à partir de 2022, d'un schéma de restructuration organisationnelle. Il vise la  séparation entre le développement de l’infrastructure ferroviaire et l’exploitation commerciale du réseau. Ce n'est pas la première fois qu'une telle évolution est envisagée. Karim Ghellab, alors ministre de l'Equipement et du Transport, avait déjà exploré cette piste.

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    L'ONCF pourrait terminer l'année sur un chiffre d'affaires en hausse: 3,8 milliards de DH contre 3,4 milliards en 2018. En revanche, il n'arrive toujours pas à équilibrer son résultat d'exploitation

    En tout cas, l'objectif ultime est la refonte du modèle économique de l'Office et le contrat-programme en cours de discussion précisera les changements qui seront introduits. 

    L'ONCF  clôturerait l'année sur un chiffre d'affaires de 3,8 milliards de DH. L'entreprise publique table aussi sur une amélioration de son résultat net: 774 millions de DH contre un déficit de 1,2 milliard de DH en 2018. Mais son résultat d'exploitation se dégraderait: -869 millions de DH contre un déficit de 372 millions l'an dernier.

    Comme c'est le cas pour certains établissements publics, l'ONCF fait face à une situation financière délicate. Ses investissements sur la période 2010-2018 ont dépassé 47 milliards de DH impactant ainsi sa situation financière. La dette a atteint 35,5 milliards de DH en 2018, ce qui représente un taux d'endettement de 148%. Une situation qui s'est traduite par le rallongement des délais de paiement impactant ainsi la trésorerie de ses fournisseurs.

    Pour les trois prochaines années, son programme d'investissement reste important: 2,93 milliards de  DH en 2020, 2,26 milliards en 2021 et 3,19 milliards en 2022. Il se concentrera en particulier sur le renouvellement et la réhabilitation des infrastructures, l'acquisition des équipements ainsi que le matériel roulant. A fin juin, l'Office a investi 1,14 milliard de DH et compte terminer l'année avec 3,5 milliards de DH ( 83% des prévisions).

    35,2 millions de voyageurs

    Triplement de la ligne Kénitra-Casablanca, doublement de la ligne Marrakech-Casablanca, achèvement de nouvelles gares… En 2018, l'ONCF a également lancé la ligne à grande vitesse reliant Casablanca à Tanger pour un investissement de 22,9 milliards de DH. L'Office compte clôturer 2019 avec 38,2 millions de voyageurs. Côté fret, en 2019, il prévoit le transport de 9 millions de tonnes de marchandises en plus de 17 millions de tonnes de phosphates.

    Khadija MASMOUDI

     

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