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    International

    Tunisie: Les défis qui attendent le nouveau président

    Par L'Economiste | Edition N°:5616 Le 17/10/2019 | Partager
    Justice sociale, dette, chômage, corruption…
    La politique étrangère, les enjeux régionaux
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    Si les défis de Kaïs Saïed relèveront essentiellement de la sécurité et la diplomatie, le futur président tunisien est très attendu sur la lutte anticorruption ou encore la justice sociale. Tour d’horizon des principaux dossiers chauds:

    ■ Politique étrangère: Enseignant de droit constitutionnel, Kaïs Saïed n’a aucune expérience en matière de diplomatie. La politique étrangère relève de ses prérogatives, selon les analystes. Tunis, qui préside actuellement la Ligue arabe, pourrait rétablir les relations diplomatiques avec la Syrie et œuvrer pour son retour au sein de cette institution. Concernant l’UE, le nouveau locataire du Palais de Carthage prônera la continuité de l’Etat et le respect des conventions internationales. Il pourrait demander que les pourparlers prennent mieux en compte les intérêts de la Tunisie dans les négociations en cours sur un accord de libre-échange avec l’Europe. Kaïs Saïed aura pour mission de revitaliser la jeune démocratie. Lors d’une brève apparition devant ses partisans et la presse, il a tenu à remercier les jeunes qui ont voté massivement pour lui.

    ■ Défis sécuritaires: Si la situation s’est nettement améliorée depuis une série d’attentats, le pays est sous état d’urgence permanent depuis près de quatre ans. Lors d’un débat télévisé, Kaïs Saïed avait estimé que l’éducation, la philosophie, l’amélioration de l’enseignement en primaire pour immuniser les jeunes sont indispensables dans la lutte contre le terrorisme. Parmi ses premiers déplacements, le président souhaiterait se rendre en Algérie et en Libye, les deux grands voisins. Un autre dossier de taille est la réforme de l’appareil judiciaire. La santé et l’accès à l’eau sont autant de défis.

    ■ Et économiques: Les Tunisiens, qui ont manifesté ces derniers mois contre la vie chère et le chômage, tiennent surtout à une moralisation de la vie publique et à une plus grande justice sociale. Dans son appréciation du risque, Coface indique que la croissance tunisienne s’est affermie en 2018. La reprise du tourisme, longtemps sinistré, a permis d’accroître la contribution du tertiaire à l’activité. La modération de la croissance en zone euro (principale partenaire commerciale de la Tunisie) ne devrait avoir que peu d’effet sur l’activité en 2019. La croissance devrait encore s’affermir. La demande intérieure demeurera vigoureuse grâce au dynamisme de l’investissement public et privé. La Banque centrale devrait poursuivre le resserrement de la politique monétaire entamé en 2018. Ce qui devrait légèrement contenir la hausse des prix.

    F. Z. T. avec agences

     

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