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    International

    Brexit, politique étrangère… au sommet de Bruxelles

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5616 Le 17/10/2019 | Partager
    Une lueur d’espoir pour la conclusion d’un accord
    Chacun tentant de faire prévaloir ses intérêts
    Rendez-vous les 17 et 18 octobre
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    Brexit, commerce sino-américain, budget à long terme, nomination de Christine Lagarde à la présidence de la Banque centrale européenne, politique étrangère… le sommet européen, prévu les 17 et 18 octobre à Bruxelles, s'annonce agité.

    Pour tenter de trouver un accord avec Londres sur le Brexit (voir aussi «Les probables retombées sur le Maroc», dans notre édition N° 5586 le 05/09/2019), des discussions marathon ont repris, hier mercredi à Bruxelles. Mais les perspectives de les voir aboutir avant le sommet semblaient s'amenuiser. «Il reste d'importants problèmes à régler avant d'aboutir à un accord», a fait savoir le négociateur de l'UE,v Michel Barnier.

    Les discussions se concentrent sur plusieurs questions. La manière d'éviter le retour d'une frontière entre l'Irlande, membre de l'UE, et l'Irlande du Nord, partie du Royaume-Uni, afin de préserver la paix sur l'île tout en permettant des contrôles douaniers, est la plus complexe. Le droit de regard accordé aux autorités nord-irlandaises sur l'accord de divorce pose aussi problème car les Européens n'en veulent pas.

    Dans la proposition de Londres, l'Irlande du Nord reste dans le territoire douanier du Royaume-Uni tout en appliquant les règles européennes pour les produits destinés à l'UE, selon plusieurs sources. Les contrôles se feraient dans les ports et aéroports quand les produits pénètrent en Irlande du Nord. Leur suivi, qui suppose de faire confiance aux Britanniques, inquiète notamment les Européens qui veulent protéger leur marché.

    L’espoir d’un accord avait dopé mardi la livre sterling qui se repliait hier mercredi dans la matinée. Trois options sont désormais sur la table: un accord, pas d'accord ou la poursuite des négociations après le sommet. L'hypothèse d'un report du Brexit est dans tous les esprits.

    En l'absence d'accord d'ici le 19 octobre, une loi impose à Boris Johnson de demander un nouveau délai (le troisième) de trois mois. Ce que le Premier ministre a exclu à plusieurs reprises. Un accord devra ensuite être endossé par les Parlements britannique et européen. L'hypothèse d'un sommet supplémentaire d'ici le 31 octobre n’est pas exclue.

    En cette phase d’inquiétude, les milieux économiques redoutent les conséquences d'un no deal. Quelle que soit l'issue des discussions, les Européens appellent à la vigilance sur la future relation commerciale avec Londres.

    Après le Brexit, le Royaume-Uni sera «un nouveau concurrent» à la porte de l'UE, a ainsi averti la chancelière Angela Merkel. Même préoccupation du côté néerlandais et français. Ils demeurent inquiets des risques d'une déficience des contrôles des marchandises à la frontière irlandaise.

    Conseil des ministres franco-allemand

    Avant le sommet, Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron se sont rencontrés, hier à Toulouse, pour un conseil des ministres franco-allemand. Cette réunion diplomatique se tient dans un contexte de tensions internationales à quelques jours de l’offensive turque en Syrie. Les deux dirigeants cherchent à aligner leurs positions sur plusieurs sujets: la politique industrielle, la défense, les dernières négociations du Brexit ou encore la réponse à opposer à Google qui refuse de rémunérer les médias au mépris de la nouvelle directive européenne. Lors d'un Conseil de défense, ils essaieront notamment d'élaborer des règles communes sur les exportations d'armes, malgré leurs divisions. Sur le plan politique, l'ambition est d'assurer à la future présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, le soutien d'une majorité solide au Parlement européen.

    F. Z. T.

     

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