×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Israël: Netanyahu face au double défi

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5606 Le 03/10/2019 | Partager
    La formation d’un gouver­nement qu’il présiderait ou la détention
    Les pourparlers toujours dans l’impasse
    netanyahu-006.jpg

    Un accord entre les deux partis permettrait de dépasser le seuil requis pour la majorité. Mais les discussions butent sur la question de savoir qui, de Netanyahu ou Gantz, serait le premier à diriger un gouvernement d’union (Ph. AFP)

    Alors que les chances d’un gouver­nement de coalition s’amenuisent, le Pre­mier ministre israélien faisait hier mercredi l’objet d’une audition pour corruption.

    Cependant, les pourparlers avec son rival Benny Gantz pour former un gou­vernement d’union sont au point mort. De l’avis de nombreux observateurs, Israël est plongé dans l’impasse politique depuis les législatives du 17 septembre dernier. Des échéances qui n’ont pas désigné de vain­queur clair et menacent le règne de Neta­nyahu, au pouvoir pendant 13 ans dont la dernière décennie sans discontinuer.

    Mercredi 2 octobre, ses avocats sont arri­vés sans lui au ministère de la Justice à Jéru­salem pour une audition qui doit en théorie s’étaler sur 4 jours et permettre au procureur général de décider s’il va de l’avant avec son projet d’inculper le Premier ministre sortant.

    La justice soupçonne Netanyahu d’abus de confiance, de corruption et de malver­sation dans trois affaires différentes. Des accusations que le Premier ministre sortant qualifie de «chasse aux sorcières».

    Dans ce dossier, la justice reproche à Ne­tanyahu d’avoir accordé des faveurs gouver­nementales qui pourraient avoir rapporté des millions de dollars au patron de la société de télécoms Bezeq, en échange d’une couver­ture médiatique favorable d’un des médias du groupe, le site Walla.

    Au même moment (mercredi 2 octobre), les négociateurs du Li­koud (droite) de Netanyahu et du parti cen­triste Kahol Lavan (Bleu-blanc) de son rival Benny Gantz avaient prévu de se rencontrer dans l’espoir de former un gouvernement d’union. Ces pourparlers devaient être suivis d’un tête-à-tête entre les deux rivaux. Mais, mardi 1er octobre dans la soirée, Bleu-blanc a annulé ces rencontres, estimant que «les conditions préalables» essentielles au dia­logue n’avaient pas été réunies à ce stade.

    Le parti de Gantz estime que Netanyahu ne peut diriger un gouvernement tant que ses affaires avec la justice ne sont pas réglées et qu’il ne peut représenter l’ensemble des par­tis de droite et religieux dans les pourparlers, mais seulement le Likoud.

    Après les législa­tives de septembre, aucun des deux grands partis n’est parvenu à obtenir la majorité au Parlement, même avec leurs alliés respectifs, contraignant le président Reuven Rivlin à les départager en mandatant Netanyahu pour tenter de former le prochain gouvernement. Or ces discussions s’enchevêtrent avec les procédures judiciaires entourant Benjamin Netanyahu.

    A.G.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc