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    Economie

    L’Unicef au chevet des jeunes en décrochage

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5592 Le 13/09/2019 | Partager
    La 1re phase du projet Forsa a permis de «transformer leur vie»
    Modélisation de l’école de la 2e chance et des mécanismes d’accompagnement
    Sauver des jeunes filles exploitées dans le travail domestique
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    Des jeunes bénéficiaires du programme Forsa ont témoigné de l’impact sur leurs conditions de vie. Après une période d’abandon scolaire ou de risque de décrochage, la nouvelle approche de formation a permis de les remettre sur le chemin de l’insertion socioprofessionnelle (Ph. Bziouat)

    Donner aux jeunes adolescents une 2e chance pour intégrer la vie active. C’est le principal objectif du projet Forsa, porté par l’Unicef, en partenariat avec des Académies régionales d’éducation et de formation (Aref). Après l’achèvement de la 1re phase, financée par les Affaires mondiales Canada, des bénéficiaires ont partagé leurs témoignages sur l’impact de ce programme, lors d’une rencontre organisée, jeudi dernier à Rabat.

    «La vie de beaucoup de jeunes a changé grâce à ce projet qui a ciblé les populations les plus vulnérables», a expliqué Patrick Lemieux, chef de la coopération à l’ambassade du Canada au Maroc. A l’instar d’autres intervenants, il a insisté sur l’impact «significatif et durable de cette initiative». La 2e phase sera bientôt lancée. Elle sera financée par le Royaume-Uni.

    Aujourd’hui, au-delà de l’effet positif sur les conditions des adolescents bénéficiaires, ce programme a également permis de consacrer certains acquis. L’un des apports de ce projet, étalé sur la période 2015-2019, est de permettre la modalisation de l’école de la 2e chance de nouvelle génération, comme cela a été précisé par Giovanna Barberis, représentante de l’Unicef au Maroc.

    Répondre aux défis de l’employabilité

    D’ici 2020, le ministère de l’Education nationale entend dupliquer ce modèle sur 80 établissements. Ce programme a également permis d’aboutir à la mise en place de modèles spécifiques pour l’accompagnement des jeunes dans la vie active, selon Barberis. Ceci est d’autant plus important que le Maroc dispose de plusieurs cadres référentiels pour la protection des enfants.

    «Ces politiques ne peuvent atteindre les objectifs fixés que si des synergies sont déployées entre elles», a-t-elle précisé. Concrètement, le projet Forsa a ciblé 2 catégories de bénéficiaires: les adolescents en risque de décrochage scolaire et ceux en dehors de l’école. Pour les responsables de l’Unicef, il s’agit d’une contribution aux efforts menés pour répondre aux défis de l’employabilité des jeunes.

    C’est le cas notamment à travers les centres offrant une 2e chance aux jeunes ayant abandonné l’école formelle, via une nouvelle méthode d’enseignement basée sur la préparation de l’élève à la vie socio-professionnelle et l’adaptation aux conditions du marché du travail. Ce programme a également participé à sauver des filles, exploitées en tant que «petites bonnes», notamment grâce à l’implication de l’association Insaf.

    Celle-ci «procède à la recherche active des jeunes filles exploitées dans le travail domestique ou des familles pourvoyeuses de petites bonnes». L’objectif est de prendre en charge ces jeunes filles et de favoriser leur re-scolarisation, parallèlement à un appui psycho-social individualisé, en plus d’un appui économique aux familles, si nécessaire. Des bénéficiaires de ce projet ont témoigné des transformations ayant touché leurs conditions de vie.

    Durant cette phase, «plus de 14.000 personnes ont été sensibilisées à la lutte contre le travail domestique dans la région de Chichaoua». La totalité des jeunes inscrites au programme ont soit continué leur scolarité, soit rejoint la formation professionnelle, fait-on savoir. Certaines d’entre elles ont été présentées comme «un véritable exemple de résilience».

    Globalement, l’approche adoptée par l’Unicef et le ministère de l’Education nationale a permis de «renforcer les acquis scolaires de base, les compétences de vie et l’apprentissage d’un métier afin de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes». Certains d’entre eux ont annoncé vouloir capitaliser sur ces formations pour créer leurs propres projets.

    Le programme Maharaty, opérationnalisé dans 4 régions, «a introduit une nouvelle approche basée sur le développement des compétences de vie chez les jeunes». Au total, 13.124 élèves, répartis sur 128 établissements, ont bénéficié de ce projet.

    Parallèlement, d’autres projets pilotes, lancés notamment à Kalaâ Essraghna, vise à instaurer «une rupture avec une école qui privilégie un mode d’instruction basé sur la transmission des connaissances pour préparer les élèves uniquement aux examens».

    L’idée est de les mettre en situation de mieux intégrer la vie sociale et d’améliorer leur employabilité. 3.500 élèves, dont 1.700 filles, ont bénéficié de ce projet. D’ici 2021, les compétences de vie et de citoyenneté seront intégrées dans les curricula du collège au niveau national, est-il annoncé.

    Des entrepreneurs en herbe

    C’est l’un des aspects phares du programme Forsa. Le projet Anir Academy est une 2e chance pour les jeunes en situation difficile pour développer une carrière professionnelle, selon les responsables de cette initiative. Les formations ont couvert plusieurs domaines notamment la photographie, la tapisserie, la coiffure, la création de sites web, l’ébénisterie…

    M.A.M.

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