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    Economie

    Digital: Ce qu’attend Macron du partenariat avec le Maroc

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5518 Le 17/05/2019 | Partager
    «La Tech fait partie de notre relation», déclare le président français
    «Les startups marocaines participent au développement de l’écosystème français», renchérit-il
    16 startups innovantes vitrine de l’expertise nationale au salon Viva Tech
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    «La participation du Maroc au Vivatech est une très bonne chose. Il y a des startups au Maroc qui sont tout à fait importantes et qui participent depuis longtemps au développement de l’écosystème français. Et c’est toute la logique qu’on veut avoir au sommet des deux rives».

    C’est ce qu’a déclaré, à L’Economiste, Emmanuel Macron, à l’ouverture du salon parisien du digital et de l’innovation. Selon le président français, «il y a déjà eu plusieurs réunions en particulier sur ce sujet de développer un écosystème approprié avec plus d’essence. Et il y a plusieurs exemples». En témoignent «des millions de Marocains, de Français, de binationaux qui circulent entre nos deux pays. Et la Tech fait partie de notre relation», renchérit le Chef d’Etat.

    Pour rappel, le Royaume participe au Viva Technology qui a débuté jeudi 16 mai. Trois jours durant, les startupeurs marocains, invités par l’Agence du développement du digital (ADD), auront l’occasion d’affûter leurs armes. Ils sont épaulés par le département de Moulay Hafid Elalamy. D’ailleurs, le ministre de l’Industrie, Investissement et Economie numérique est attendu, ce vendredi, à Paris.

    D’autant plus que l’événement, consacré à l’innovation et aux dernières avancées en matière de technologie, s’inscrit dans la stratégie nationale de digitalisation. Il constitue également une occasion pour les professionnels d’en apprendre plus sur l’intelligence artificielle, les robots, la 5G ou encore le monde connecté de demain.

    Pour sa 2e participation à cette grand-messe des professionnels de la «tech», l’ADD accompagne 16 startups marocaines venant présenter l’expertise et l’innovation marocaine. Le salon présente pour elle une véritable fenêtre de tir pour s’ouvrir sur les besoins en innovation du marché européen. «Un marché de plus de 400 millions de consommateurs», rappelle Macron.

    Les différentes startups ont été sélectionnées par l’ADD sur la base de critères prédéfinis et qui consistent à identifier celles disposant d'une force de proposition digitale à forte valeur ajoutée dans les domaines de la GreenTech, HealtTech, EdTech, TransporTech, ou en particulier dans la technologie IA (Intelligence Artificielle).

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    Pour Emmanuel Macron, «Il y a des startups au Maroc qui sont tout à fait importantes et qui participent depuis longtemps au développement de l’écosystème français». «Et c’est toute la logique qu’on veut avoir au sommet des deux rives», ajoute le président français (Ph YSA)

    «Toutes font preuve d’une maturité en termes de développement et présentent une réelle valeur ajoutée avec une offre opérationnelle», souligne Sidi Mohammed Drissi Melyani, DG de l’ADD.  Et de poursuivre: «Le Maroc présente aujourd’hui un potentiel désormais indéniable et une expertise prouvée dans le secteur des technologies de l’information et de la communication, que nous souhaitons aujourd’hui valoriser et promouvoir à l’occasion du salon de Paris».

    D’autant que notre pays s’inscrit dans une dynamique de transformation digitale sans précédent. Le rôle de l’ADD consiste à accompagner les différents acteurs et intervenants dans la transformation digitale de notre pays dans le cadre d’une approche participative et intégrée.

    «Nous sommes déterminés à soutenir toutes les startups innovantes en assurant à la fois le développement d’un environnement propice et en les accompagnant dans leur rayonnement à l’échelle nationale, régionale et internationale», affirme le patron de l’Agence.

    Signalons enfin que le salon Vivatech a accueilli plus de 10.000 visiteurs lors de l’édition 2018. Pour sa 3e édition de la grand-messe de la Tech, les poids lourds de la Tech sont de la partie. Jack Ma, le fondateur du géant chinois du e-commerce Alibaba, Ken Hu, vice-président et président tournant du conseil d’administration de Huawei, et membre de la Direction, ou encore Justin Trudeau, Premier ministre canadien et Emmanuel Macron, ont répondu, jeudi, aux questions du public.

    Macron, L’Europe plus concrète

    «S’il n’y a pas une Europe forte, il n’y a pas la possibilité pour le numérique, en particulier français, d’avoir un vrai marché domestique qui lui permette de se développer», a noté Emmanuel Macron. L'essentiel, selon le président de la république française, est de rester concret et au plus près des attentes, voir ce «que l’Europe apporte autant à nos agriculteurs, qu'à nos startupeurs, ou à l'ensemble des concitoyens». Pour lui, le moyen d'y parvenir est de renforcer l'Europe, pour «aller plus vite». «Quand on crée une startup en France pour avoir un marché de plus de 400 millions de consommateurs, pour avoir accès à la recherche, l’Europe protège et aide». «Elle est notre accélérateur. Et je crois vraiment qu’on en a besoin. C’est ce qu’on a vu là (ndlr; au salon Viva Tech de Paris)», conclut le président.

                                                                                     

    Le rôle pivot de l’ADD

    La présence du Maroc au salon de Paris est prioritaire à plus d’un titre. Elle montre que le pays se développe à grande vitesse et met les outils et l’accompagnement qu’il faut. Particulièrement, et au regard de toutes ses attributions, l’ADD en charge de ce dossier, joue un rôle transverse dans le développement digital au Maroc, depuis l’administration électronique jusqu’à la transformation digitale et l’industrie 4.0, en passant par le soutien à l’écosystème des innovateurs, des entrepreneurs et des startups. En mettant en œuvre la stratégie digitale de l’Etat, l’Agence s’attelle, en collaboration avec les acteurs de son écosystème, à réduire la fracture numérique, à promouvoir une culture partagée du développement digital et à améliorer significativement la qualité des interactions entre les citoyens et les services de l’Etat. Enfin, l’ADD a pour rôle de promouvoir un environnement favorable en termes de réglementation, de formation et d’infrastructure et encourage les collaborations public-privé, ainsi que les partenariats entre startups et grandes entreprises.

     

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