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    Economie

    Médecine: Le spectre d’une année blanche plane toujours

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5509 Le 06/05/2019 | Partager
    Les dernières propositions du ministère de la tutelle jugées insuffisantes
    Appel à l’inclusion de la CNEM dans la prise de décision
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    La solution réside dans le renforcement et l’amélioration des qualités de service pour opérer dans des conditions favorables, scandent les futurs médecins (Ph. AK)

    En grève depuis plus d’un mois, les étudiants des facultés de médecine (générale, dentaire, pharmacie) campent sur leurs positions  et comptent boycotter les examens de fin d’année.

    Ils viennent de le confirmer lors du sit-in national qu’ils ont tenu à Tanger, vendredi dernier, et le spectre d’une année blanche se profile à l’horizon. Les étudiants des sept facultés de médecine du Royaume ne sont pas convaincus par les récentes propositions des départements de tutelle: ministères de l’Enseignement supérieur et de la Médecine.

    Les futurs médecins protestent contre ce qu’ils qualifient de décisions unilatérales. Ils regrettent également l’exclusion de leur représentant des réunions ministérielles consacrées à leurs revendications. «Il est inconcevable de prendre des décisions qui concernent l’avenir des étudiants en médecine sans que les premiers concernés ne soient conviés pour détailler leur cahier revendicatif», souligne Ilyas El Khatib, membre de la Coordination nationale des étudiants en médecine au Maroc (CNEM).

    Pour marquer leur détermination à boycotter les examens du 2e semestre de l’actuelle année universitaire, les étudiants de la faculté de médecine ont organisé, à l’occasion du 1er mai, des sit-in de protestation dans des places publiques, à travers plusieurs villes. C’est le cas pour ceux d’Oujda qui ont organisé un sit-in en plein boulevard Mohammed V, une marche au sein de leur faculté et au CHU Mohammed VI d’Oujda.

    Une opportunité pour rappeler leur cahier revendicatif: révision de l’ordre des concours de résidanat, d’internat et d’intégration ainsi qu’un déploiement réfléchi des ressources humaines, l’élargissement des terrains de stage, revalorisation des indemnités des étudiants, révision de la circulaire ministérielle organisant le travail des étudiants de la 7e année dans les centres de santé, les urgences et les centres hospitaliers, une augmentation des postes budgétaires pour le concours d’internat et de résidanat et l’exclusion des étudiants du privé de ces concours.

    «La nouvelle réforme des études médicales n’est pas encore finalisée pour les étudiants du troisième cycle alors qu’on est à quelques mois de son application», déplorent des étudiants en 7e année de médecine à la faculté d’Oujda.

    D’autres précisent, de leur côté, que l’actuelle circulaire organisationnelle est considérée comme un service civil obligatoire pour les étudiants de 7e année car elle a pour finalité de combler le manque en ressources humaines. Or, la priorité pour un étudiant en faculté de médecine est de bénéficier d’une formation de qualité et non de servir de palliatif aux attentes sociales.

    Ali KHARROUBI

     

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