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    Economie

    Les 7 piliers de la sagesse

    Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:5509 Le 06/05/2019 | Partager
    Ecoute, expertise nationale et enquête en première ligne
    Driss Guerraoui: «Il n’y a ni pression, ni tabou»

    Le Conseil de la concurrence fait valoir «la magie de la démocratie participative». Son président, Driss Guerraoui, n’en veut pas une formule. «Nous écoutons toutes les parties prenantes d’une saisine. La concertation est le secret d’un bon diagnostic.

    D’où le nombre d’auditions tenues par le régulateur. C’est une mise en contribution des intelligences collectives pour créer une vraie valeur ajoutée», confie le président qui s’appuie sur son expérience d’ancien SG du Conseil économique, social et environnemental. Les sages du Conseil tiennent 4 sessions ordinaires par an. Un comité permanent existe aussi et dont la vice-présidence est assurée par deux juges. A cela s’ajoutent 4 sections qui se réunissent chaque lundi.

    Etre à l’écoute est l’un des 7 piliers sur lequel s’appuie l’autorité de la concurrence au même titre que l’expertise des autres institutions nationales comme les universités et les laboratoires de recherche. «Il y a un manque certain dans certains domaines comme pour l’établissement des faisceaux d’indices liés à une entente sur les prix». S’appuyer sur l’expertise nationale est un «choix politique» (voir supra).

    Ainsi, un partenariat avec les départements ministériels de l’Enseignement et des MRE a été conclu. Le but étant de créer une base de données regroupant les experts marocains spécialisés en concurrence. Le Conseil a un 3e pilier à savoir la direction de l’instruction et des enquêtes. Une vraie brigade d’une dizaine de rapporteurs.

    Ce sont eux qui préparent les dossiers en amont avant la délibération. Le «consensus et le débat» entre les 12 membres du Conseil est salvateur pour affiner la décision finale. La prévention contre les pratiques anticoncurrentielles va de pair avec la veille. C’est ainsi que le régulateur dresse sa philosophie de travail et ses piliers. L’on ne peut s’empêcher de penser au récit autobiographique de l’aventurier britannique Thomas Edward Lawrence, «Les Sept Piliers de la sagesse».

    Mais ce «choix politique» se veut optimiste. «Il y a une grande marge pour faire avancer sur beaucoup de questions. Des questions qui étaient taboues il y a quelques années. Le Conseil de la concurrence ne fait l’objet d’aucune pression. Il y a beaucoup de préjugés et de contrevérités», confie la présidence.

    Driss Guerraoui «compte le dire un jour». Il rend ainsi hommage à ses devanciers Othman Demnati et Abdelali Benamour, lequel «a plaidé» pour l’indépendance de l’institution, lorsque L’Economiste l’a interrogé sur l’état des lieux du Conseil de la concurrence. Driss Guerraoui se veut «un homme de consensus et de mesure» qui, à l’instar de ses prédécesseurs, veut «apporter sa pierre» à l’édifice. Les hommes passent, les institutions restent.

    Un sondage et un observatoire en projet 

    Le Conseil de la concurrence a des ambitions. Sa feuille de route compte un prix de la concurrence pour les marchés les plus exemplaires. Mais aussi un sondage annuel sur la perception des opérateurs sur la concurrence. A cela s’ajoute un observatoire de veille juridique, économique et concurrentielle. Ce projet se justifierait par le fait que certains domaines ont une réglementation incomplète. Les réglementations régissant la concurrence demeurent également dispersées. Le régulateur compte faire le point sur ce volet-là. Le but étant de «voir ce qui manque pour mieux s’outiller».
    Le président Driss Guerraoui se projette dans un observatoire d’une dimension internationale. Un premier pas est prévu pour novembre 2019. Le régulateur va lancer la «Conférence de Rabat pour le droit de la concurrence». Un rendez-vous pour les autorités de la concurrence qui rappelle les éditions de Tanger et Marrakech du temps de l’ancien président Abdelali Benamour. D’où par ailleurs le projet avec la France de créer une structure francophone de la concurrence. Rendez-vous dans 5 ans pour faire le bilan sur un mandat prometteur.

    F. F.

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