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    Culture

    Exceptionnel: Les impressionnistes à Rabat

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5492 Le 10/04/2019 | Partager
    Une exposition rare au Musée Mohammed VI d'art moderne et contemporain
    Le parcours scénographique invite le visiteur à une vue d’ensemble de cette période
    Une collaboration avec le Musée d’Orsay de Paris
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    Conçue de manière didactique, l'exposition permet de se familiariser avec les différentes périodes qui ont jalonnées ce mouvement qui a débuté au milieu du 19e siècle pour se poursuivre jusqu'au début de la première guerre

    Il y a eu César, Modigliani, Picasso, les trésors du Centre Pompidou, ceux de la Banque d’Espagne…  Quand il s’agit d’expositions-évènements, le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain ne fait pas les choses à moitié. Et voici que le MMVI nous offre à voir un aperçu significatif de l’une des plus belles collections au monde.

    «Les couleurs de l’impressionnisme, chefs-d’œuvre des collections du Musée d’Orsay» propose une quarantaine de toiles dont quelques-unes  des plus mythiques de ce mouvement du milieu du 19e siècle qui a révolutionné les canons esthétiques de l’époque et initié le principe de la modernité picturale.

    Une exposition réalisée sur mesure, fruit d’un partenariat entre le célèbre musée parisien et la Fondation nationale des musées. «Il a fallu plus d’un an et demi pour aboutir à une exposition, volontairement resserrée et didactique autour d’un thème rarement exploré dans le champ d’étude de l’impressionnisme: La couleur,  dira Laurence des Cars, présidente du Musée d’Orsay et de l’Orangerie.

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    Une invitation au voyage à travers un univers exceptionnel, proposant quelques-uns des chefs-d’œuvre les plus mythiques de l'histoire de l'art mondial

    Co-commissariée par Sabine Cazenave et Paul Perrin, conservateurs du musée, en collaboration avec l’équipe du MM6, à leur tête Abdelaziz El Idrissi, l’exposition propose un ensemble très significatif de ce que pouvait être l’histoire de ce mouvement. Le parcours scénographique invite en effet le visiteur à avoir une vue d’ensemble de cette période, en préservant toute l’aura que peut dégager chaque chef-d’œuvre.

    «Chacune de ces toiles magnifiques peut faire l’objet, à elle seule, d’une exposition et d’une véritable leçon de l’histoire de l’art», s’exclame Mehdi Qotbi devant un sublime Monet : «Le Bassin des nymphéas». Des  Manet, Monet,  Cézanne, Renoir, Caillebotte ou Sisley… des artistes connus et reconnus à travers le monde, dont tout un chacun peut être familier avec les œuvres et avoir l’impression de les connaître (en carte postale, reproduction, cours de l’histoire de l’art…).

    Mais rien ne peut remplacer cet instant unique et cette émotion particulière ressentie face à une œuvre originale. C’est cette expérience exaltante que permet  cette exposition, ouverte au public jusqu’au 31 août 2019. Un face-à-face avec «Madame Darras» d’Auguste Renoir, «Un coin d’appartement» de Claude Monet, un «Passage d’un gué au Maroc» d’Eugène Delacroix ou la mythique «Vue des toits, effets de neige» de Gustave Caillebotte.

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    En plus de l'exposition sur les maîtres impressionnistes, l'entrée au musée permet aussi d'en visiter deux autres: La rétrospective dédiée à Hassan El Glaoui  qui offre une occasion rare de replonger dans le travail du peintre décédé le 21 juin 2018, particulièrement connu pour ses tableaux équestres, et l’exposition «Lumières d’Afrique».

    Conçue dans un souci didactique,  l’exposition montre comment les impressionnistes ont réinventé l’art de peindre grâce à une maîtrise particulière des couleurs, fruit d’expérimentations en plein air, mais aussi d’une connaissance intime des maîtres de la tradition, comme Delacroix, et de certaines théories scientifiques de leur époque, particulièrement celles liées à la lumière et la couleur.  Une épopée souvent résumée à une conquête: celle de la lumière en peinture par une génération d’artistes las de l’obscurité de l’atelier et des sombres sujets historiques traditionnels.

    A travers une suite de salles traitant chacune d’une couleur en particulier, l’exposition tente de montrer comment l’éclaircissement de la palette, le travail sur la vibration lumineuse, a non seulement été un enjeu de la première heure pour les impressionnistes, mais aussi comment ces recherches ont évolué dans le temps, au fil des carrières et des interrogations propres à chaque artiste.

    Une chronologie chromatique se dessine, et la couleur impressionniste apparaît moins comme le résultat d’une «impression naïve» (selon les mots de Claude Monet à Lilla Cabot Perry) que comme le fruit de choix, d’intentions variées. Une aventure à découvrir à Rabat. D’autant plus que l’entrée y est gratuite, grâce au ticket offert par L’Economiste, à découper dans la une de ce journal. Une excuse en moins.

    Amine BOUSHABA

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