×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Culture

    Impressionnistes: Un cas d’école?

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5492 Le 10/04/2019 | Partager
    Des artistes aux parcours différents
    Gauguin, Van Gogh et Caillebotte… les aînés
    madame_darras_nee_henriette_oudiette_092.jpg

     Madame Darras née Henriette Oudiette, femme du capitaine Paul Darras.  Auguste Renoir (1841-1919).  Selon divers spécialistes et historiens de l’art, les œuvres des grands peintres réputés impressionnistes sont bien trop différentes entre elles pour parler d’un cas d’école. Le terme mouvement étant plus approprié (Photo (C) RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski)

    Peut-on parler concrètement d’une école impressionniste? Selon divers spécialistes et historiens de l’art, les œuvres des grands peintres réputés impressionnistes sont bien trop différentes entre elles pour parler d’un cas d’école. Le terme mouvement étant plus approprié. Il existe en effet un style «impressionniste» dans les paysages, dont Pissarro, Monet, Sisley sont les représentants les plus typiques. Cependant chaque peintre suit sa propre recherche, son propre cheminement individuel.

    Point d'école donc qui aurait codifié un style de peinture unique, mais autant d'œuvres singulières qui se sont élaborées, pour un temps au moins, au sein du mouvement impressionniste. Si les artistes ont pu être très soudés, face aux attaques, il n’en demeure pas moins qu’ils avaient des personnalités artistiques très différentes, avec comme point commun: le rejet de la peinture «officielle» et une manière révolutionnaire de représenter le monde réel.

    L'exclusion dont ils sont les victimes de la part des institutions (Académie des Beaux-Arts et Jury du Salon), et de la plupart des critiques les conduira de guerre lasse à se révolter et à organiser, sur une période de 12 ans, de 1874 à 1886, leurs propres expositions (8 au total), ce qui constitue une première et l'originalité marquante du mouvement impressionniste.

    Une histoire relativement brève

    Autre point commun, leur jeunesse. Ils sont tous nés avant 1841, à l’exception de Gauguin, Van Gogh et Caillebotte. Ce dernier sera néanmoins un acteur majeur du mouvement, alors que les deux autres ne feront que le croiser pour une brève période. Certains historiens et théoriciens de l’art discutent encore aujourd’hui de savoir si Degas, ou Cézanne, qui apparaît bien davantage comme un précurseur du XXe siècle, sont bien des peintres impressionnistes... La question n'est pas nouvelle puisque Monet écrira peu de temps avant sa mort: «...je reste désolé d'avoir été la cause du nom donné à un groupe dont la plupart n'avait rien d'impressionniste». D'autre part l'histoire du mouvement fut relativement brève, et certains des peintres qui ont accompagné ce mouvement dès son commencement, comme Renoir, Cézanne, Degas, Guillaumin, évolueront ultérieurement de façon nettement distincte.
    A.Bo

                                                                                    

    Peintres sous influence

    passage_dun_gue_au_maroc_092.jpg

     Passage d'un gué au Maroc. Eugène Delacroix (1798-1863) . Des artistes majeurs comme Eugène Delacroix représentant alors l'avant-garde de la peinture française,  vont constituer les modèles dont tous les impressionnistes vont s'inspirer à leurs débuts (Photo (C) RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski)

    Si les peintres impressionnistes nous paraissent aujourd’hui s’apparenter plus à une peinture plutôt traditionnelle, cela n’a pas toujours été le cas. Mais aussi révolutionnaire qu’ils furent alors, ses pionniers ont été fortement influencés par plusieurs de leurs aînés. Il faut dire qu’entre 1820 et 1850, la peinture française connaissait de prestigieux mouvements artistiques.

    Il y a eu d'abord la révolution romantique avec Théodore Géricault, à qui on devra le célèbre «Radeau de la méduse» ainsi que d’autres épopées historiques ainsi qu’Eugène Delacroix, dont le fameux «Passage d’un gué au Maroc» est présenté dans l’exposition en guise d’œuvre ayant inspiré les «impressionnistes».

    le_golfe_de_marseille_092.jpg

    Le golfe de Marseille vu de L'Estaque vers 1878/79 Collection Gustave Caillebotte, 1894. Paul Cézanne (1839-1906). Avec les impressionnistes, les paysages ont fait leur apparition dans l’univers pictural de l’époque. Les peintres ont profité des avancées technologiques permettant l’apparition de nouveaux pigments pour restituer la lumière de ces espaces (Photo (C) RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Thierry Le Mage)

    Il y a eu également le réalisme des œuvres du réaliste Gustave Courbet et son «Origine du monde» ou de Jean-François Millet et ses scènes champêtres ainsi que les  «naturalistes» des peintres de l'Ecole de Barbizon (Daubigny, Rousseau, Troyon, Corot).

    Ces artistes majeurs représentant alors l'avant-garde de la peinture française, vont constituer les modèles dont tous les impressionnistes vont s'inspirer à leurs débuts. Ils vont au fur et à mesure créer une  nouvelle peinture inspirée  d'une série de réflexions et d'intentions qui l'ont précédée.

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc