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    Economie

    La retraite à 63 ans dans le privé?

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5482 Le 27/03/2019 | Partager
    Un scénario qui semble inéluctable
    Brainstorming sur la réforme
    AMO: Les frais qui restent à la charge des assurés pourraient baisser
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    La part des frais médicaux restant à la charge des assurés est jugée importante. Elle a augmenté de deux points depuis 2012

    Assurance maladie obligatoire et retraite, ces grands dossiers reviennent au devant de la scène en particulier pour les salariés du privé. Le Comité de gestion et d’étude, émanation du conseil d’administration de la CNSS, vient de tenir une réunion lundi 25 mars sur ces deux dossiers.

    Sur l’AMO, le comité examine les possibilités de réduire la part du reste à charge des assurés surtout pour les soins ambulatoires. Le diagnostic réalisé relève une augmentation de 2 points de cette part: elle est passée de 36% en 2012 à 38 en 2017. Sa baisse soulagerait les salariés surtout que 41% des assurés AMO (actifs) perçoivent une rémunération inférieure ou égale au SMIG et 65% gagnent moins de  3.000 DH. 

    De même 65% des pensionnés ayant des droits ouverts touchent  une pension inférieure à 1.500 DH par mois. Plusieurs scénarios sont analysés dont la révision de la tarification nationale de référence, le taux de remboursement….etc. La décision ne dépendra pas uniquement du conseil d’administration de la CNSS mais nécessitera l’avis d’autres parties. En tout cas, un groupe de travail vient d’être constitué pour approfondir l’analyse.

    L’autre dossier auquel s’attelle le Comité de gestion et d’étude n’est autre que la réforme du régime de retraite géré par la CNSS. Le Comité vient d’examiner les premiers résultats de l’étude commanditée auprès d’un cabinet externe. En tout cas, le débat promet d’être chaud entre patronat et syndicats dont les intérêts divergent et surtout que ce régime pourrait procéder au réajustement de certains paramètres notamment de l’âge de départ à la retraite en l’alignant sur celui en vigueur dans le secteur public: 63 ans. La réforme est urgente puisque le premier déficit est attendu en 2024 et l’épuisement des réserves en 2040. 

    Le régime tel qu’il fonctionne actuellement connaît plusieurs contraintes et limites. A titre d’exemple, aucune pension n’est accordée aux assurés déclarés moins de 3.240 jours alors que les périodes d’assurance dépassant 7.560 jours ne se traduisent pas par des droits additionnels. De même, le régime se caractérise aussi par l’absence d’un mécanisme de revalorisation annuelle des pensions pour tenir compte du pouvoir d’achat.

    Le plafond du salaire soumis à cotisation est également resté figé à 6.000 DH depuis 2002. Sauf qu’à cette date 9% seulement des assurés CNSS dépassaient le plafond de 6.000 DH contre 14% en 2017. Une part qui pourrait passer à 24% d’ici 20 ans et 33% d’ici 30 ans, selon une étude réalisée par la CNSS.

    Le plafond de cotisation actuel est jugé pénalisant pour les assurés qui perçoivent plus de 6.000 DH et ne disposent pas de retraite complémentaire. Comme cela a été notamment recommandé par la Cour des comptes et le Conseil économique, social et environnemental, la pérennité du régime passe par une réforme paramétrique.

    K. M.

     

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