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    Société

    Addictologie: Le Maroc affûte ses armes

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5461 Le 26/02/2019 | Partager
    Campagnes de prévention anti-drogues, détection précoce et prise en charge des troubles addictifs
    Le pays précurseur dans les traitements de substitution comme la méthadone
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    Le Maroc est précurseur dans les traitements de substitution aux opiacées, l’un des fers de lance de la politique de lutte contre les addictions. Tanger dispose actuellement de deux centres dédiés lancés dans le cadre d’une initiative de la Fondation Mohammed V pour la solidarité, le ministère de la Santé et celui de l’Intérieur (Ph. Adam)

    Alors que les risques mondiaux concernant les drogues ne cessent de croître, le Maroc se protège en mettant en place des politiques tournées vers les populations à risque et les plus vulnérables. Le pays vient de célébrer à Tanger le 10e anniversaire de l’introduction des traitements de substitution avec la méthadone, dont il a été l’un des pionniers au niveau africain.

    Au Maroc la prévalence de l'usage des drogues au cours des douze derniers mois dans la population générale (15 ans et plus) est de 4,1%, soit 800.000 personnes touchées (5,3% au niveau mondial en 2015 selon les statistiques de l’ONU, soit 255 millions d’usagers). Cet usage est dominé par le cannabis, à raison de 3,93%, suivi par les sédatifs (opiacés et autres) avec 0,18%.

    La prévalence de l’usage de l’héroïne et de la cocaïne est de 0,02% et 0,05% respectivement, selon des chiffres issus du ministère de la Santé. Des chiffres largement en dessous des seuils mondiaux qui sont de 0,35% pour la cocaïne et de 0,37% pour les opiacés. Ce dernier type de consommation de substances est par contre concentré dans certaines villes du nord du pays comme Tanger qui dispose de l’un des premiers centres de traitement avec les produits de substitution, la méthadone.

    Un programme national de lutte contre ces fléaux avait été lancé en 2008 en partenariat entre le ministère de la Santé, le ministère de l’Intérieur et la Fondation Mohammed V pour la solidarité. Ces projets avaient porté sur la création des centres d’addictologie, dont deux à Tanger et d’autres mis en place  par la Fondation à Casablanca, Rabat, Oujda, Nador, Marrakech, Tétouan, Fès et Agadir.

    Ces centres ont permis de prendre en charge, depuis leur lancement, près de 27.800 personnes présentant des troubles liés à l’usage de drogue, dont 6.700 sont toujours suivis et 1.660 sont pris en charge dans le cadre du programme de thérapie de maintenance à la méthadone, selon le ministère.

    Le plan stratégique national 2018-2022 lancé par le département de la Santé prévoit de consolider ces acquis et de développer des réponses de plus en plus diversifiées et adéquates aux besoins des populations à risques.

    Une vision intégrée par le département de la Santé dans son plan «Santé 2025» pour une stratégie globale centrée sur l'individu. Cette stratégie est basée, entre autres, sur la prévention de l’usage des drogues, la détection précoce et la prise en charge des troubles addictifs et de leurs effets ainsi que la réduction des risques liés à ces troubles comme la contagion par le virus du sida et de l’hépatite.

    Ali ABJIOU

     

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