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    R&D: Les universités étouffées par les procédures

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5436 Le 22/01/2019 | Partager
    Des financements non utilisés en raison de la complexité des formalités administratives
    L’Etat couvre plus de 70% des dépenses dans le domaine
    1.800 chercheurs pour un million d’habitants
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    Le Royaume est parmi les derniers de la classe en matière de R&D avec une enveloppe d’à peine 14 milliards de DH qui lui est consacrée, soit 0,8% du PIB en 2017

    Même si le Maroc est classé en 3e position en Afrique, derrière l’Afrique du Sud et l’Egypte en matière de R&D, il reste toujours à la traîne au niveau mondial. En 2017, le budget alloué à la recherche était toujours de 0,8% du PIB, soit près de 14 milliards de DH, d’après l’Unesco. 

    Selon le ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de le Recherche scientifique, Saaid Amzazi, «ce sont avant tout les procédures d’engagement de ce financement qui posent problème».

    «Des sommes considérables restent non utilisées par les universités tant les formalités sont complexes, lentes et totalement inadaptées aux particularités de la recherche, qui exige souplesse et réactivité», souligne-t-il, lors de la 8e édition du Colloque X-Maroc, tenue la semaine dernière à Casablanca.

    Par ailleurs, selon le dernier rapport de l’Unesco évaluant l’investissement des pays dans la R&D, le Maroc compte 35.000 chercheurs. Ce qui le hisse à la première place en Afrique avec 1.800 chercheurs par million d’habitants. En revanche, il reste bien loin de la moyenne de l’OCDE (3.500), ou encore d’Israël (8.000).

    «Le système national de recherche et d’innovation présente plusieurs lacunes. Nous assistons à un très faible engagement de l’entreprise privée, une  rareté des transferts technologiques via les IDE reçus, et surtout, un manque de culture de l’innovation», indique, pour sa part, Hamid Tawfiki, directeur général de CDG Capital, également président de la Bourse de Casablanca.

    En effet, la plus grande partie du financement de la R&D provient de l’Etat (73%), contre seulement 22% du privé. «La tendance actuelle est d’encourager prioritairement les partenariats public-privé», souligne le ministre de l’Enseignement supérieur, qui a annoncé le lancement conjoint avec le ministère de l’Industrie d’un appel à projets.

    Ce partenariat mobilisera une enveloppe de 50 millions de DH. Il se focalisera sur la R&D en intelligence artificielle et big data, dans les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique et des énergies renouvelables.

    Au final, les intervenants au Colloque X-Maroc ont tous plaidé pour un rapprochement entre les principaux acteurs de la recherche, à savoir les universités, les entreprises, les chercheurs et porteurs de projets... Ils ont, en outre, souligné l’importance de l’innovation qui est, selon Saaid Amzazi, l’indicateur clé de la dynamique économique et sociale d’un pays.

    T.E.G.

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