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    Economie

    L’inflation à 2% en 2018

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5418 Le 24/12/2018 | Partager
    Safi, Fès, Oujda, Dakhla, les villes les plus chères
    Les biens et services divers flambent de 6,6% à fin novembre
    Légumes, viandes, poisson et huiles toujours en forte hausse
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    Malgré un pic de 2%, l’inflation reste maîtrisée. Mais la perception de la ménagère est tout autre. Surtout, lorsque la hausse touche les produits les plus consommés   

    L’inflation s’accélère. Selon la dernière livraison de la Banque centrale, elle devrait s’établir à 2% en 2018. Un niveau qui n’a pas été atteint depuis janvier 2017 qui a fait suite à une année 2016 marquée par le retard des pluies et une campagne agricole assez moyenne.  Les données du HCP à fin novembre dernier  confirment cette prévision.

    En novembre dernier, l’indice mensuel des prix à la consommation (IPC) a augmenté de  0,7% par rapport au mois précédent sous l’effet d’une hausse de 1,6% des produits alimentaires. Comparé au même mois de 2017, l’IPC s’est apprécié  de 1,3% lors du mois de novembre 2018. C’est la résultante de la hausse de 2% des produits non alimentaires et du léger repli de 0,1%  de celui des produits alimentaires.

    Pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une hausse de 0,3% dans la communication à 6,4% dans les  biens et services divers, en passant par l’enseignement dont l’indice a augmenté de 3,4%.  En glissement annuel, cette hausse est ramenée à 2,4%, soit 0,4 points de plus par rapport à l’indice global à fin novembre 2018.  Ce dernier s’est établi à 2%, résultant d’une double hausse de 1,7% pour les produits alimentaires et de 1,9% pour les autres produits.    

       Faut-il s’en inquiéter? Pour la Banque centrale, la cherté du coût de la vie reste malgré tout maîtrisée. Sa tendance fondamentale devrait  décélérer à 1% en 2019, en lien avec le ralentissement prévu de la demande domestique, avant de s’accélérer à 1,6% en 2020. Mais la perception est différente  chez les ménages. D’autant plus que les hausses observées entre octobre et novembre 2018 concernent les produits les plus consommés.

    A titre d’exemple, les prix des légumes ont bondi de 10,7%, ceux des viandes de 2,9% et  les poissons et fruits de mer se sont renchéris de 1,7%. Lait, fromage et œufs n’ont pas été épargnés par la hausse même si elle se situe à un niveau bas: 1%. En revanche, les prix ont diminué de 2,5% pour les fruits et de 1,1% pour les  huiles. Pour les produits non alimentaires, la baisse a concerné principalement les prix des carburants qui se sont contractés de 1,6%.

    En glissement annuel, les villes les plus chères restent Guelmim (3,4%), Safi (3%), Fès (2,4%)  et Laâyoune (2,9%). Avec Agadir, Dakhla et Béni Mellal, ce sont les cités qui ont également enregistré les hausses les plus importantes de l’IPC sur les mois d’octobre-novembre.

    A. G.

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