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    Finances-Banques

    Résultats semestriels: Wafa Assurance, un coup de mou conjoncturel

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5360 Le 28/09/2018 | Partager
    La dégradation du ratio combiné non-vie a pesé sur les performances au 1er semestre
    Le résultat net a décroché de 26% à 416 millions de DH
    Ramsès Arroub: «Nous devons être rentable indépendamment de la Bourse»
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    La branche vie a été le moteur de Wafa Assurance au premier semestre. La progression des primes auto a été atténuée par le repli des autres branches. Pour le management, cela reste un coup de mou conjoncturel

    Très surveillé par les compagnies d’assurances, le ratio combiné s’est dégradé chez Wafa Assurance au premier semestre, s’établissant  à 114,1% à fin juin (branche non-vie). Ceci explique en partie le décrochage de 26% du résultat net à 416 millions de DH. L’autre raison est liée au comportement des marchés financiers en particulier la baisse de la Bourse au premier semestre.

    «Nous devons améliorer notre rentabilité indépendamment des performances des marchés financiers. Il s’agit de veiller à ce que le ratio combiné soit inférieur à 100% et qu’avec les dividendes  pour les placements en actions et les coupons sur les obligations, nous aboutissons à une performance qui nous protège des aléas des marchés. C’est quelque chose que nous avons réussi pendant longtemps. Il faut qu’on y revienne en sélectionnant mieux nos risques, en gérant mieux nos sinistres et en étant plus économes sur les frais de gestion», a souligné Mohamed Ramsès Arroub, revenu aux manettes de la compagnie après un passage entre 2007 et 2014.

    Le résultat technique non-vie, branche qui a été pendant longtemps l’un des principaux moteurs de la compagnie, a dévissé de 51% au premier semestre en raison de trois sinistres exceptionnels en incendie et risques techniques et de la poussée des dommages dans l’automobile. Cette contre-performance s’explique aussi par une activité commerciale au ralenti puisque les primes non-vie ont quasiment stagné (+0,8%) à 2,1 milliards de DH. «C’est un essoufflement conjoncturel», tempère le PDG de Wafa Assurance.

    Les primes auto continuent de suivre la dynamique des immatriculations de véhicules. L’entreprise a amélioré de 3,3% son chiffre d’affaires sur ce créneau au premier semestre. Mais dans l’autre sens, les sinistres sont sur un trend haussier pour l’ensemble du secteur. La profession prépare des mesures pour en limiter l’ampleur. Les nouveautés introduites ces dernières années notamment la simplification du parcours d’indemnisation ont modifié le rapport à l’assurance des consommateurs, relèvent les assureurs.

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    En pleine discussion sur les modalités de la solvabilité sur les risques, les mesures qui seront retenues vont influencer la politique de placement des compagnies d’assurances. Le portefeuille affecté aux opérations d’assurance s’élève à 32 milliards de DH chez Wafa Assurance

    «Nous sommes peut-être allés trop loin dans l’indemnisation avant réparation. C’est un pari qu’avait pris la profession et il est temps de le réévaluer», suggère le patron de Wafa Assurance. Ceci dit, «l’automobile restera un bon risque pour les assureurs», poursuit-il. Sur le marché de l’entreprise, les dirigeants restent confiants malgré les vents contraires du premier semestre: «Nous avons enregistré un trou d’air dans les risques techniques sur les premiers mois de l’année. Mais de façon générale, les perspectives sont prometteuses parce que la matière assurable est importante».

    Le contexte est plus favorable dans la branche vie avec une hausse de 8,3% des primes à 2,4 milliards de DH. La crise de la Bourse et la rareté des opportunités dans l’immobilier ont favorisé les arbitrages en faveur de l’assurance vie dont la fiscalité et les rendements quoiqu’en baisse restent relativement attractifs.

    Par ailleurs, il y a un mouvement de fond ces dernières années et qui se rapporte à la transmission du patrimoine, relèvent les assureurs. L’assurance-vie constitue une option pour la transmission du patrimoine ou bien son rééquilibrage entre les héritiers. La question de la succession va de plus en plus se poser aux familles et cela pourrait être un moteur pour l’assurance-vie dans le futur.

     

     

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