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    Abandon scolaire: Le ministère réagit

    Par L'Economiste | Edition N°:5357 Le 25/09/2018 | Partager

    «Faisant suite à la publication d’un article dans l’édition de L’Economiste du 19 septembre 2018 intitulé: «Deux fois plus d’abandons scolaires en un an!»,  qui comporte des chiffres et une analyse des taux d’abandon scolaire qui s’écarte de loin de la réalité, le ministère de l’Education nationale, de la Formation professionnelles, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique envoie la mise au point ci-après:

    - Pour estimer le taux d’abandon scolaire au primaire et au secondaire au cours de l’année 2017-2018, vous vous êtes basés sur le graphe présenté par Monsieur le Ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique lors de son exposé devant Sa Majesté le Roi Mohammed VI au cours de la cérémonie de lancement officiel de la rentrée scolaire, graphe que vous reproduisez d’ailleurs dans votre article.
    Ce dernier indique un taux d’abandon pour le primaire de 5,7% et de 12% pour le collège pour l’année précitée.   Toutefois, Monsieur le Ministre, dans son allocution, a bien précisé que le taux d’abandon présenté pour le primaire portait sur les écoles rurales seulement, alors que le taux présenté pour le collège était national. Il suffit pour vous en assurer de réécouter l’enregistrement officiel de la cérémonie, notamment le passage situé à la 9e min  et 5 secondes.

    - En 2017-2018, le taux d’abandon au niveau national pour le primaire était en fait de 1,1%, soit 38.740 élèves, auxquels se rajoutent 12% d’abandons au collège, soit 183.218 élèves, ce qui nous fait un total de 221.958 abandons scolaires entre le primaire et le collège à l’échelle nationale pour l’année 2017-2018.

    - Par ailleurs, dans votre approche, vous avez pris comme base de calcul les effectifs globaux du primaire et du collège précisés dans le dossier de presse de la rentrée scolaire 2017-2018,  soit 4.322.482 et 1.722.949 élèves,  mais sans soustraire auparavant les effectifs du secteur privé qui ne sont pas pris en compte dans le calcul des taux de l’abandon scolaire.

    - En effet, sur la page 3 de ce même document, le dernier graphe indique clairement que les effectifs du primaire et du collège dans le secteur public sont respectivement 3.596.154 et 1.567.005 élèves. Les 1,1% et 12% de taux d’abandon doivent donc s’appliquer à ces deux derniers chiffres.
    Par conséquent, il ne s’agit nullement de doublement du taux d’abandon scolaire tel qu’annoncé par le titre de votre article et publié à la UNE de votre journal puisque ce taux d’abandon n’a quasiment pas varié par rapport à l’année 2016-2017.
    Nous regrettons vivement que ces informations infondées aient été publiées par un organe de presse tel que le vôtre reconnu par sa rigueur dans le traitement des statistiques.
    En outre, la publication de telles informations porte atteinte à l’image de notre école, notamment dans le contexte actuel où tous les efforts sont déployés pour redonner confiance dans l’école publique et renforcer la mobilisation sociale autour de son renouveau».

                                                                                     

    Ndlr: Le département de l’Education donne ses bons chiffres par mise au point alors qu’il aurait été beaucoup  plus simple de les rendre publics sur son site internet et surtout d’être rigoureux sur le document qui a servi de support à la présentation devant le Souverain. C’est de ce document que se sont servis nos journalistes et la distinction rural/national n’y figure pas.
    Sur le fond, la transparence, les chiffres et leur actualisation n’ont jamais été le point fort du MEN. Une partie de la crise de l’enseignement est peut-être là. Osons espérer que M. Amzazi et son équipe seront assez pugnaces à l’avenir pour y remédier.

     

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