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    Dauphine Casablanca: «Nous tenons à préserver notre label»

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5357 Le 25/09/2018 | Partager
    Des enseignants locaux seront recrutés à terme
    Pas de nouvelles implantations en vue
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    Isabelle Huault, présidente de Paris-Dauphine: «Notre objectif n’est pas d’exporter nos enseignants-chercheurs au Maroc, mais de compter à terme sur un corps professoral local avec le niveau académique requis» (Henrik Stahl)

    - L’Economiste: L’implantation de Paris-Dauphine au Maroc a été tardive par rapport à celle de la Tunisie. Pour quelle raison?

     

    - Isabelle Huault: Le campus de Tunis a été lancé en 2009. Il est né d’une volonté forte de l’ambassadeur de l’époque de monter ce projet en Tunisie, où les besoins en formation sont importants. Au Maroc, l’enseignement supérieur se révèle très dynamique ces dernières années. Les besoins en formation y sont, également, considérables, et c’est ce qui a motivé notre choix. L’idée a été portée par les alumni marocains de l’université, qui ont souhaité l’implantation de l’enseigne Paris-Dauphine au Maroc.

    - Votre modèle sera donc dupliqué à Casablanca?
    - En effet, et nous délivrerons ici le diplôme Paris-Dauphine. Nous sommes très attentifs aux standards de qualité académiques. Les enseignements sont dispensés par des enseignants-chercheurs de Dauphine, avec l’appui de professionnels locaux, mobilisés grâce à un réseau d’alumni extrêmement dynamique. Nous sommes très soucieux de préserver le label Paris-Dauphine. C’est d’ailleurs ce qui nous permettra d’attirer les meilleurs étudiants.

    - Le manque de docteurs marocains dans certaines disciplines pourrait-il freiner vos ambitions?
    - Il est important de pouvoir s’appuyer sur un corps professoral de qualité, qui adosse les enseignements à la recherche. C’est typiquement  le modèle dauphinois. Nos masters à Paris sont toujours adossés à des équipes et centres de recherche. Notre objectif n’est pas d’exporter nos enseignants-chercheurs au Maroc, mais de compter à terme sur un corps professoral local, avec le niveau académique requis.

    - Prévoyez-vous de vous installer dans d’autres pays?
    - Pour l’instant non. Avec les ressources dont nous disposons aujourd’hui, nous préférons consolider nos campus plutôt que de disperser nos efforts. L’idée est de profiter de notre implantation en Afrique du Nord, Londres et Madrid pour organiser une circulation étudiante entre nos différents sites. En parallèle, nous veillerons à promouvoir des doubles diplômes avec d’autres institutions, et à développer notre coopération scientifique à l’international.

    - A votre avis, les nouvelles technologies finiront-elles par dissuader les écoles et universités de s’installer physiquement dans d’autres pays?
    - Il est vrai que l’enseignement supérieur a aussi été heurté par le numérique, qui modifie les modes de production et de diffusion des savoirs. Cela dit, je crois sincèrement que rien ne remplacera jamais la relation pédagogique en face à face et les interactions entre individus. Ce qui a été bouleversé, ce sont les rythmes pédagogiques, la manière d’enseigner, la répartition des cours entre présentiel et à distance, la relation aux professeurs… en revanche, même si le présentiel se modifie, en raison de la sociologie des étudiants qui a beaucoup changé avec internet et les réseaux sociaux, je ne pense pas que le numérique se substituera totalement à la relation incarnée avec un enseignant.

    Propos recueillis par Ahlam NAZIH

     

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