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    Culture

    Déclaration de Fès: «Eduquons à la paix»!

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5350 Le 14/09/2018 | Partager
    Le document sera présenté au sommet de la francophonie à Erevan
    Plaidoyer pour la création d’un observatoire des cultures et des religions
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    Les participants à la Conférence sur le dialogue des cultures et des religions, clôturée le 12 septembre à Fès, ont recommandé la mise en place d’un fonds destiné à la traduction des textes sacrés et des écrits sur la religion, pour favoriser les échanges interculturels et interreligieux (Ph. YSA)

    La 2e Conférence internationale sur le dialogue des cultures et des religions s’est achevée le 12 septembre à Fès. Cette édition, ouverte le 10 septembre, a marqué les esprits. En témoigne la présence de grandes personnalités politiques, académiciens et hommes de sciences et de lettres. Tels Jean-Marie Gustave Le Clézio, Adama Ouane, Abdulaziz Othman Altwaijri, Mostapha Bousmina, Mohamed Kabbaj, Faouzi Skali, ou encore Moulay Driss Alaoui Mdaghri.

    Tout ce beau monde a participé à l’élaboration de la déclaration de Fès. Le document, décliné en une vingtaine de points, s’inscrit dans la continuité de l’action de la francophonie. Il sera adressé au Sommet de la francophonie, prévu les 11 et 12 octobre 2018 à Erevan (Arménie).

    La déclaration insiste sur les programmes de formation et de sensibilisation à la culture du dialogue, de l’acceptation mutuelle. Elle appelle ainsi à «s’enrichir de nos différences pour converger vers l’universel».

    Engagé depuis le Traité de Niamey en 1970, «le dialogue des cultures est le ciment de la francophonie, et le ferment de cet idéal du vivre-ensemble qui fait son originalité», notent les déclarants. Et de poursuivre, qu’un engagement pour l’élaboration des programmes d’enseignement des langues et des textes sacrés est incontournable pour contrecarrer les risques de manipulation des textes religieux et des consciences.

    A cet égard, pour «éduquer à la paix», il faut encourager les Etats à l’intégration systématique dans les curricula d’éducation et de formation de modules spécifiques à l’éducation à la paix et à la sociologie des religions. Les ministres de culte, pour leur part, devraient lancer des programmes de sensibilisation au respect de la différence des croyances. Le texte relève, par ailleurs, que des actions de sensibilisation en faveur des utilisateurs des réseaux sociaux, pour un usage équilibré et responsable, serait d’un grand apport.

    Pour les participants au congrès, il faut inciter les Etats à renforcer l’autorité et les moyens d’action des organes de régulation des médias, et à coopérer en matière de lutte contre le discours de haine. Ils ont, enfin, recommandé la création d’un observatoire des cultures et des religions au sein de l’espace francophone, ainsi que l’élargissement des missions de l’Observatoire des dynamiques culturelles et linguistiques, déjà mis sur place par l’OIF. La déclaration préconise la mise en place d’un mécanisme de suivi, afin de veiller à la mise en œuvre de chacune des recommandations.

    A noter que cette conférence a été initiée par l’OIF, l’ISESCO, le ministère des Affaires étrangères, en collaboration avec l’Université Euromed de Fès et l’Association Fès-Saïss.

     

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