Régions

Tanger: Plus que 2 jours pour admirer l’Energy Observer

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5349 Le 13/09/2018 | Partager
Le premier bateau au monde fonctionnant aux énergies renouvelables
130 m² de panneaux photovoltaïques, 2 éoliennes et une centrale d’hydrogène
Un laboratoire flottant pour la démonstration de la validité du concept
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Un catamaran qui se veut aussi un laboratoire flottant des technologies de propulsion marine de demain (Ph. Adam)

L’Energy Observer est depuis dimanche dernier en escale à la Marina du port de Tanger, pour défendre la cause de la navigation propre sans contamination. Le bateau séjourne dans ce port du nord du Maroc jusqu’au 15 septembre.

L’originalité de ce catamaran ultra-moderne, avec comme principal partenaire la société Engie, est de se déplacer exclusivement grâce aux énergies renouvelables. Et ce, sans émission de particules, ni de gaz à effet de serre. Il dispose de deux éoliennes, 130 m² de panneaux photovoltaïques, en plus d’une centrale de génération d’hydrogène à partir de l’eau marine.

La production de l’hydrogène a besoin d’un apport en énergie injectée par les cellules solaires le jour, et à partir des éoliennes en cas de vents forts. Pendant son séjour à Tanger, l’équipage du bateau, mené par Jérôme Delafosse et Victorien Erussard, plaidera en faveur des technologies propres et de la transition écologique.

C’est d’ailleurs à ce dernier, qui s’est un jour retrouvé à court de combustible au milieu de la Méditerranée, que l’on doit l’idée de la construction de ce bateau hors normes. Depuis son départ de Saint-Malo (France) en juin 2017, Energy Observer a déjà parcouru près de 9.000 milles nautiques, sans émission de gaz à effet de serre, ni particules fines. De Tanger, le bateau continuera son périple vers Lisbonne. L’Energy Observer est le premier navire du genre au monde. Il a été mis à l’eau en avril 2017.

Développé en collaboration avec les ingénieurs du CEA-Liten (Laboratoire d’innovation pour les technologies des énergies nouvelles et les nanomatériaux de France), il sert de centre de recherche flottant pour démontrer l’efficacité d’une chaîne de production énergétique complète, reposant sur un mix de différentes énergies renouvelables.

Après sa mise à l’eau, le navire est parti pour un tour du monde de six ans, afin d’optimiser ses technologies et mener une expédition au service des solutions durables pour la transition énergétique.

De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

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