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    Dossier Spécial

    Vers une INDH dédiée aux jeunes

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5336 Le 17/08/2018 | Partager
    Le CESE interagit avec l’appel royal
    Une stratégie intégrée pour impliquer davantage cette population
    Le secteur en souffrance depuis des années

    Le Maroc manque affreusement d’une vision claire pour sa jeunesse. Depuis une dizaine d’années, il fait dans l’improvisation et l’amateurisme dans un secteur stratégique pour l’avenir du pays. Les différents ministres qui se sont succédé à la tête de ce département névralgique ont failli à leur mission.

    A l’exception de la parenthèse de Mohamed El Gahs qui, avec peu de moyens et un statut de seulement secrétaire d’Etat, avait tenté de mettre sur les rails une politique tournée vers les jeunes. En tout cas, les constats dressés ici et là sont alarmants.

    En effet, jusqu’ici, les politiques sectorielles dont les gouvernements successifs se sont enorgueillis ont ignoré la composante jeunesse. Idem en matière culturelle. Force est de constater l’absence d’une stratégie effective ciblant cette catégorie importante de la population.

    Même le programme gouvernemental n’a pas entrepris quelque chose de consistant en dehors des déclarations d’intention. Pourtant, les mises en garde royales n’ont pas manqué au cours des dernières années. Déjà en 2012, le Roi avait appelé à «mettre au point une stratégie globale qui mettrait fin à la dispersion des prestations fournies actuellement à notre jeunesse, et adopter une politique intégrée qui associe, dans une synergie et une convergence, les différentes actions menées en faveur des jeunes». Lors de la dernière rentrée parlementaire, le Souverain avait appelé à la mise en place d’une INDH au profit des jeunes, axée sur la formation et l’emploi.

    Le CESE a interagi avec cet appel royal en lançant un rapport sur la stratégie intégrée des jeunes. Il s’agit d’une contribution à la réflexion autour d’une nouvelle impulsion à donner à la politique publique en direction de la jeunesse. D’emblée, le Conseil relève l’urgente nécessité d’élaborer et de mettre en œuvre une stratégie intégrée visant à impliquer les jeunes dans la vie économique, sociale et culturelle.

    Le but est que les services publics soient adaptés à leurs besoins spécifiques et leurs attentes soient réellement prises en compte, note le rapport. Le document comporte plusieurs recommandations dont l’une d’entre elles abonde dans le sens de l’appel royal.

    En effet, elle vise à adosser l’Initiative nationale intégrée pour la jeunesse  à l’INDH. Le CESE entend «hisser cette nouvelle initiative au rang d’approche trans-sectorielle promouvant la réduction des inégalités et la lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion des jeunes».

    Les jeunes et la régionalisation

    Les régions doivent jouer pleinement leur rôle de portage de l’action en faveur de la jeunesse. Ainsi, la politique publique en faveur de la jeunesse doit être territorialisée, avec une déclinaison des actions nationales et régionales. Il s’agit de mettre en place des mécanismes de remontée et de collecte d’informations sur les besoins des jeunes par région. Le but est que  l’élaboration de toute stratégie soit nourrie de leurs besoins et attentes. Ensuite, l’adoption d’une approche participative des jeunes est impérative. Elle va de la conception des programmes à leur évaluation, en intégrant un contrôle citoyen sur les actions développées par les organes publics.

     

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