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    Analyse

    Domaine forestier: Opération «parcs et réserves» pour protéger la diversité biologique

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5334 Le 15/08/2018 | Partager
    Le Maroc possède 10 parcs nationaux et 3 réserves de biosphère
    Le parc national de Toubkal, le tout premier, a été créé en 1942
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    Le Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification a créé 10 parcs nationaux et 3 réserves de biosphère afin de préserver les espèces animales et végétales, menacées d’extinction, et de reconstituer les écosystèmes naturels dégradés dans le cadre du plan directeur des aires protégées

    Jusqu'en 2024, le pays poursuit sa stratégie, entre études d’aménagement des forêts et de la gestion durable des écosystèmes forestiers sur 4,8 millions d’hectares. De quoi étendre de 65 à 90% le taux de superficies de forêts couvertes par un plan d’aménagement.

    Dans le viseur, il s’agit notamment d’assurer la protection de la diversité biologique. C’est ainsi que le Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) a créé 10 parcs nationaux et 3 réserves de biosphère afin de préserver les espèces animales et végétales, menacées d’extinction, et de reconstituer les écosystèmes naturels dégradés dans le cadre du plan directeur des aires protégées.

    Car le Maroc, en termes de richesse biologique, arrive en 2e place après la Turquie dans le bassin méditerranéen. Le domaine forestier national abritant les deux tiers des plantes et un tiers des espèces animales.

    Si ces ressources naturelles sont exceptionnelles, elles n’en demeurent pas moins pleinement menacées. Les protéger est donc un objectif majeur. Déclinaison.

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    ■ Toubkal: Le tout premier, créé en 1942. Un parc de montagne où trône jbel Toubkal. De nombreuses rivières prennent naissance dans la zone, assurant l’irrigation dans les vallées et les plaines du piémont. Une réserve de paysages naturels, riche de sa faune et de sa flore, avec des sites de gravures rupestres datant de plus de 5.000 ans.
    Le lac d’Ifni, à 2.600 m d’altitude, est un autre de ses atouts. Le tourisme s’y développe grâce à son réseau de chemins de mule, à ses accompagnateurs touristiques entre guides, muletiers et porteurs.

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    ■ Tazekka: Créé en 1950 au sud-ouest de la ville de Taza, sa végétation comprend des forêts de cèdres de l’Atlas, de chênes et de thuya, et plus d’une quinzaine d’autres espèces d’arbres par pieds isolés. Quant à sa flore, quelque 600 espèces sont répertoriées dont certaines sont rares et une cinquantaine sont endémiques. Ici, vivent plus de 30 espèces de mammifères et 83 espèces d’oiseaux dont les plus remarquables sont des rapaces utilisant les falaises du site. Ses plus: des formations forestières très anciennes, datant de plus de 600 ans, et la grotte de Friouato, le gouffre le plus profond du pays.

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    ■ Souss Massa: Situé entre Agadir et Tiznit, il occupe un territoire dominé par des paysages dunaires, mais caractérisé par la diversité des habitats naturels et la richesse en espèces de faune et de flore. Les oiseaux d’eau migrateurs y trouvent une étape migratoire et des habitats propices à leur hivernage. Deux réserves animalières ont été aménagées pour des antilopes sahariennes et des autruches à cou rouge, dont certaines ont déjà été prélevées pour le repeuplement de régions dans le Sahara.

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    ■ Ifrane: Les lacs naturels permanents Dayet Aoua et Aguelmam Afennourir, les sources, les rivières, constituent ses entités paysagères majeures. Le cèdre de l’Atlas est l’espèce emblématique de cette aire protégée. On y découvre 37 espèces de mammifères dont d’importantes populations de macaques, 140 espèces d’oiseaux dont certains rapaces rares ou menacés et une trentaine d’espèces d’amphibiens et de reptiles. Ses atouts: la neige et les équipements de sports d’hiver à Michlifen attirent de nombreux touristes en hiver. 

    ■ Al Hoceïma:

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    Il s’agit de la plus importante aire protégée de la côte méditerranéenne du Maroc. Ses atouts: une portion de côte rocheuse sauvage, peu exploitée à travers l’histoire, et des massifs calcaires qui plongent dans la mer sous forme de falaises très hautes. Une importante colonie de balbuzards pêcheurs, une espèce d’oiseaux menacée d’extinction à l’échelle de la Méditerranée, y vit, ainsi que 3 espèces de dauphins.

     

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    ■ Khénifra: Le petit dernier. Plus de 202.000 ha de montagnes boisées et de ressources naturelles. Ses atouts: ses nombreux lacs dont le lac Aguelmame Azigza, classé patrimoine national depuis 1949. Avec ses cours d’eau, le parc est surnommé le château d’eau du Royaume. Des barrages ont été construits afin de réguler les volumes d’eau.

    Mais aussi… Le parc national d’lriqui dans les provinces de Zagora et de Tata. Il est caractérisé par des paysages désertiques typiques du sud marocain. En période humide, le lac d’lriqui, zone humide temporaire, constitue un lieu d’escale et d’hivernage de nombreux oiseaux d’eau migrateurs.

    Situé dans la portion orientale de la dorsale calcaire du Rif, le parc national de Talassemtane a un relief très accidenté offrant des paysages naturels de grande valeur patrimoniale avec des vallées profondes et encaissées, creusées par les oueds à caractère torrentiel, des gorges aux falaises impressionnantes et des grottes abondantes. La sapinière y constitue la forêt la plus originale.

    Quant au parc du Haut Atlas oriental, la rudesse du relief assure la sécurité à d’importantes populations de mouflons à manchettes et de gazelles de Cuvier vivant encore à l’état sauvage. Autour des lacs d’Isli et Tislit, à côté du village d’lmilchil, touristes nationaux et étrangers viennent assister au «moussem des fiançailles».

    Enfin, le parc national de Khenifiss, classé en 2006, oscille entre parties marine et terrestre. Il abrite 30 espèces de macro-algues et une richesse importante en invertébrés marins. C’est un site important d’alimentation, de frayère et d’alevinage pour les poissons.

     

     

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