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    Tourisme: Trop chère Marrakech

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:5306 Le 03/07/2018 | Partager
    La saison estivale risque d’être compromise avec les prix qui flambent
    Les MRE, mobilisés par la Coupe du monde, moins nombreux
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    Les touristes risquent d’être moins nombreux cet été en raison des calendriers scolaires et Coupe du monde, mais aussi de la cherté de la destination. Marrakech fait partie des 10 destinations les plus chères au monde selon un récent classement du The Guardian  (Ph. L’Economiste)

    Il faudra s’attendre à moins de touristes à Marrakech pour les mois de juillet et août, estiment les experts. D’abord, les parents et élèves sont encore en attente des inscriptions ou des résultats de rattrapage du baccalauréat et n’ont pas encore programmé leurs vacances.  De plus, les tensions sociales suite au boycott ont leur répercussion.

    Enfin, les Marocains résidents à l’étranger risquent aussi de ne pas être nombreux. En effet, la jeune génération, habituée à passer ses vacances dans les hôtels de Marrakech, a préféré cette année se déplacer en Russie, entre autres, pour encourager l’équipe nationale du football. Ce segment représentait auparavant jusqu’à 30% des arrivées pendant la saison estivale. Et puis, le produit Marrakech devient plus cher.

    Un séjour culturel de 8 jours et 7 nuitées revient plus cher dans la cité ocre qu’à Louxor et Istanbul. Les voyagistes commencent à s’en plaindre et prévoient des réunions avec l’ensemble des membres du Conseil régional du tourisme pour discuter des prix, sensibiliser les hôteliers à la problématique.

    L’an dernier, un classement du quotidien britannique The Guardian sur les dix destinations de vacances les plus chères au monde avait placé la ville ocre à la quatrième place, devant Singapour, Londres et Sydney. Pour établir son classement, le journal britannique calcule le coût d’un jour et une nuit passés dans les destinations les plus populaires auprès des touristes, selon six critères de prix (un trajet de trois kilomètres en taxi, une nuit à l’hôtel pour une personne, un repas pour une personne, une pinte de bière, une tasse de café et une bouteille de vin).

    Outre les prestations hôtelières qui sont en hausse, il y a l’aérien qui lui aussi augmente ses tarifs pendant la saison estivale. Fini le temps des «hmizates» pour Marrakech avec des vols pas chers. Et il est difficile, même en dehors des périodes de vacances, de trouver des billets Europe/cité ocre à moins de 300 euros. Et pour cause, la demande est supérieure à l’offre.

    C’est d’ailleurs ce qui inquiète les professionnels de voyage à Marrakech. «Nous avons besoin de plus de vols et de sièges aériens pour remplir la capacité de la ville», martèlent souvent les hôteliers de Marrakech. L’année 2018 a pourtant démarré sur les chapeaux de roues.

    Profitant de l’image positive depuis la COP 22, le secteur touristique était dans une bonne dynamique et la ville a cartonné auprès de tous les marchés émetteurs. Durant les quatre premiers mois de l’année, les arrivées aux postes frontières ont augmenté de 20%. Les principales hausses provenaient de la bonne progression des arrivées de touristes espagnols, français et de Scandinavie alors que le tourisme des résidents a augmenté de 14%.

    De notre correspondante permanente, Badra BERRISSOULE 

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