Régions

Fès: Un film poétique pour promouvoir la ville

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5306 Le 03/07/2018 | Partager
«Fès ma belle, ma délicieuse», présenté devant un public VIP
Un joyau d’inspiration, un esprit vivant… qui dure 64 minutes
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Pour Jean-Claude Cintas, chantpoète et réalisateur du film «Fès ma belle, ma délicieuse», «cette œuvre mériterait de faire l’ouverture du prochain festival des Musiques sacrées du monde» (Ph. YSA)

Le chantpoète Jean-Claude Cintas, andalou d’origine, natif d’Oujda et qui fut le directeur artistique du Fès Jazz in Riad Festival 2009 et 2010, a trouvé l’inspiration en cheminant dans les arcanes de la médina. «Après 4 ans de travail et de recherche d’équilibre poétique, ce film a vu le jour», explique-t-il, lui qui se revendique comme chantpoète (celui qui fait «chanter» les mots). Il a présenté son film «Fès ma belle, ma délicieuse» le 25 juin à l’Institut français ainsi que le 29 juin au palais Faraj.

Dans la toute nouvelle salle de projection du palais d’hôtes, un public restreint mais bien choisi. Y figurent notamment François-Xavier Tilliette, consul général de France à Fès, Aziz Lebbar, président du CRT, Driss Faceh, président d’honneur des professionnels du tourisme, AlainWeber, directeur artististique du festival de Fès des Musiques sacrées du monde et d’autres personnalités marocaines et étrangères.

En tout, une quarantaine de VIP qui découvre un film hors normes, unique en son genre. Car, c’est le tout premier film de poésie consacré à la plus ancienne et plus belle des médinas du monde, celle de Fès. La magie de sa poésie, de ses chantpoèmes, happe le public pendant 64 minutes. L’auteur et chantpoète Jean-Claude Cintas, qui cette fois est en plus réalisateur, clame en voix off sa poésie et les images qui l’accompagnent sont d’une remarquable symbolique.

La musique, elle aussi, enchante. C’est celle du oudiste Driss el Maloumi qui s’est produit lors du festival des Musiques sacrées avec Jordi Savall et avec son propre groupe 3MA. «Nous sommes ici devant une œuvre d’art poétique cohérente et forte. Un film tellement rare de nos jours qu’il est une oasis dans le désert créatif du cinéma poétique», commentent les cinéphiles.

«La poésie c’est vivre l’épanouissement de soi dans la communion avec les autres. Fès où le passé est présent, concret, réel, solide depuis le VIIIe siècle… est un joyau d’inspiration, un esprit vivant et «Fès ma belle, ma délicieuse» est une merveilleuse ode à sa beauté», argue, de son côté, le philosophe de la pensée complexe, Edgar Morin. «Un ruissellement de sueur de vivre», signe à son tour le poète Salah Stétié...

L’admiration pour ce film promotionnel de la médina gagne également le cœur de Faouzi Skali. «Jean-Claude Cintas, par sa poésie, dans ce film tellement réussi, arrive à révéler cette âme de Fès, cet esprit de Fès qui en devient vivant», estime l’anthropologue. «Cette source d’inspiration me fait penser à ce que disaient les taoïstes et que l’on retrouve chez les soufis: Le visible est là pour révéler l’invisible», conclut Skali.

De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

 

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