Entreprises

Enseignement privé: La liste des écoles reconnues s’agrandit

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5266 Le 07/05/2018 | Partager
Cinq établissements ont le feu vert pour la reconnaissance de l’Etat
Ils pourront bientôt délivrer des diplômes équivalents
Ecoles doctorales privées: La tutelle n’a pas encore statué
ecole_reconnues_066.jpg

Mundiapolis, l’Université privée de Fès, l’EMG Rabat, l’ISTL et l’ISGA Rabat viennent de recevoir un avis favorable pour la reconnaissance de l’Etat. Le premier groupe d’établissements reconnus en 2017 comprenait 6 universités et 3 écoles privées. Le deuxième, dévoilé le 29 mars dernier, comptait cinq écoles (voir L’Economiste N°5243 du 3 avril 2018)

Longtemps en difficulté, l’enseignement supérieur privé reprend confiance. Le nombre d’écoles et d’universités ayant obtenu la reconnaissance de l’Etat s’agrandit. Jeudi dernier, la Commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur (Cnaces) a accordé un avis favorable pour octroyer le label à cinq nouveaux établissements.

Dont l’université Mundiapolis, l’Université privée de Fès, l’EMG Rabat, l’ISTL (Institut supérieur de transport et de logistique) et l’ISGA Rabat. Les quatre autres campus de l’ISGA, à Casablanca, Marrakech, Fès et El Jadida, devraient bénéficier du titre dans les prochains mois, en répondant à quelques recommandations de la tutelle. C’est aussi le Cas de HEM, dont la reconnaissance, récemment annoncée, est soumise à conditions.

La business-school doit notamment fournir les autorisations de tous ses enseignants vacataires issus du public. Le 29 mars dernier, la Commission avait donné son feu vert à la reconnaissance de 5 écoles, qui se sont rajoutées au premier groupe de neuf établissements reconnus en 2017 (voir L’Economiste N° 5243 du 3 avril 2018).

«C’est un processus enrichissant, puisque nous avons profité d’une expertise externe de pairs. Toutefois, notre ADN et nos priorités restent les mêmes.  A savoir, œuvrer pour l’employabilité de nos lauréats, la qualité académique et l’ouverture sur l’international», confie Amine Bensaïd, président de Mundiapolis.

Pour les deux derniers groupes, le label sera officiel après la signature de la décision de reconnaissance par le ministre de l’Enseignement supérieur, et la publication de décrets relatifs à chaque établissement dans le Bulletin Officiel. Le processus peut ainsi prendre quelques mois.

Néanmoins, tous les étudiants inscrits dans ces écoles et universités cette année devraient bénéficier d’un diplôme équivalent. Cela signifie qu’ils pourraient s’inscrire dans des doctorats dans les universités publiques, passer des concours de la fonction publique et accéder à des métiers réglementés (comptable, assureur, transitaire, architecte…).

La reconnaissance offre d’autres avantages. Les enseignants-chercheurs des établissements reconnus pourront, par exemple, soumissionner à des appels à projets R&D publics, nationaux et internationaux. C’est également un argument de taille pour attirer plus d’étudiants subsahariens, friands de diplômes, et même pour convaincre des bailleurs de fonds. 

La Cnaces n’a, cependant, pas encore statué par rapport à la demande de création d’une école doctorale à l’Université internationale de Rabat (UIR). Et pour cause, une réforme est actuellement en cours au niveau des centres d’études doctorales des universités. Avant de permettre aux opérateurs privés de délivrer des doctorats, la tutelle entend donc, d’abord, mettre de l’ordre dans cette filière.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc