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Economie

Déçues, les centrales ne lâchent pas

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5263 Le 02/05/2018 | Partager
Le gouvernement prendrait en charge la hausse des cotisations CMR
L’impact de l’indexation du Smig sur l’inflation jugé peu important
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Les syndicats restent favorables à la reprise du dialogue après le 1er mai. Certains d’entre eux tablent même sur un accord dans les prochaines semaines (Ph. L’Economiste)

Un nouveau «1er mai» marqué par la déception des syndicats. Leurs revendications n’ont pas trouvé écho auprès du gouvernement dont les propositions sont jugées en dessous des attentes.

A la réunion du dimanche 29 avril, le gouvernement a amélioré son offre en proposant la prise en charge de l’augmentation des cotisations retraite pour les fonctionnaires prévue en janvier 2019. «Cette mesure ne va profiter qu’aux personnes affiliées au régime CMR. Celles relevant du RCAR ne sont pas concernées», explique Miloudi Mokharek, secrétaire général de l’UMT.

Le syndicat s’accroche à ses revendications: hausse générale des salaires de 600 DH, revalorisation du smig, amélioration des allocations familiales, etc. L’organisation se dit néanmoins ouverte aux négociations. «Nous sommes attachés au dialogue social. Nous souhaitons que le gouvernement présente une offre plus intéressante à la reprise des négociations après le 1er mai», poursuit Mokharek.

Car le dossier n’est pas clos et les discussions vont se poursuivre. A l’UGTM l’on table même sur un accord dans les deux prochaines semaines. «Les positions sur la hausse des salaires commencent à converger. Un autre mécanisme pour améliorer les revenus des fonctionnaires classés à l’échelle 11 et au-delà pourrait être envisagé», souligne Enâam Mayara, secrétaire général de l’UGTM.

A la réunion de dimanche dernier, le gouvernement a également proposé l’indexation du Smig sur l’inflation. Une mesure qui n’est pas applaudie par tous les syndicats. «Cela ne risque pas d’avoir un impact important», estime l’UMT, laquelle est favorable à des négociations sectorielles. «Certains secteurs ne sont pas en difficulté et peuvent aller plus loin», poursuit son secrétaire général.

Le gouvernement a proposé une augmentation de salaires de 300 DH nets pour les fonctionnaires classés aux échelles 6, 7, 8 et aux échelons 1 à 5 de l’échelle 10. Cette hausse, qui engloberait uniquement les fonctionnaires des établissements publics à caractère administratif, devrait s’étaler sur trois ans avec entrée en vigueur le 1er janvier 2019. Son coût est estimé à 4 milliards de DH et profiterait à plus de 700.000 fonctionnaires, dont 120.000 au niveau des collectivités territoriales.

L’augmentation des salaires des fonctionnaires améliorerait dans l’immédiat le pouvoir d’achat et la consommation des ménages, mais elle pourrait en parallèle avoir un impact négatif sur les finances publiques. Gare au chèque sans provision! La masse salariale dans la fonction publique est difficilement compressible: elle devrait atteindre 108,8 milliards de DH cette année.

Charges sociales comprises, elle dépasserait largement les 11% du PIB! Le ministère des Finances reconnaît que la part des dépenses du personnel par rapport au PIB demeure parmi les taux les plus élevés de la région Mena. Elle devrait s’accroître davantage sous l’effet du dialogue social!

Une hausse des allocations familiales de 100 DH pour 6 enfants a été également proposée avec entrée en vigueur dès juillet 2018 dans le public. Elle coûterait 1 milliard de DH. En revanche, dans le secteur privé cette disposition devrait être au préalable validée par le conseil d’administration de la CNSS.

Une amélioration des conditions exigées pour la promotion des enseignants du primaire recrutés aux échelles 8 et 9 est proposée ainsi que la mise en place d’une indemnité mensuelle de 700 DH pour ceux qui travaillent dans des zones éloignées. Les fonctionnaires pourraient également bénéficier d’une hausse de l’allocation naissance de 1.000 DH contre 150 DH actuellement.

 

 

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