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Enseignants-chercheurs: Gros déficit à combler!

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5078 Le 02/08/2017 | Partager
Un potentiel de 800 docteurs issus d’autres secteurs publics à reconvertir
Quelque 400 enseignants de lycée docteurs sont également ciblés
La tutelle prépare, en outre, le recrutement de MRE et de profs étrangers
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L’enseignement supérieur ne bénéficie pas des moyens nécessaires à sa réussite. Le nombre d’étudiants grimpe à toute vitesse, tandis que les ressources évoluent très lentement

Le manque d’enseignants-chercheurs fait partie des principaux handicaps des universités publiques. Sur les cinq dernières années, le nombre de profs universitaires n’a augmenté que de 18%, alors que celui des étudiants a progressé de 71% (voir illustration). L’an dernier (2016-2017), les universités ont compté 13.820 enseignants pour 766.446 étudiants.

Les facultés des sciences juridiques, économiques et sociales sont celles qui souffrent le plus du déficit d’encadrement. L’on y compte 162 étudiants par prof. La moyenne nationale, tous types d’établissements confondus, est de 56 étudiants par prof.
Le département de l’Enseignement supérieur tente de remédier à cette situation, mais faute de postes budgétaires, cela reste difficile. En effet, cette année par exemple, le ministère n’a eu droit qu’à 400 postes.

Pour commencer, le ministère envisage de profiter en 2017-2018 de la mise en disponibilité de 400 enseignants de lycée, titulaires d’un doctorat. «Dans ce cas, ils ne changent pas de statut. Ils sont affectés à des établissements supérieurs en manque de profils, pour une durée de 3 ans renouvelables, tout en étant rémunérés par l’Education nationale. Le statut d’enseignant-chercheur ne s’acquiert que par voie de concours», explique une source à l’Enseignement supérieur.

Autre possibilité, la reconversion de postes. Des docteurs employés dans des administrations publiques, dans divers secteurs, peuvent ainsi passer un concours pour accéder au statut d’enseignant-chercheur et être recrutés dans les universités. «Il ne s’agit pas d’une création mais d’une transformation de poste. L’opération, à laquelle nous recourons depuis maintenant près de trois ans, n’est donc pas coûteuse pour l’Etat», précise la même source. Près de 800 sont ciblés pour 2017-2018.

Le ministère entend, également, poursuivre le recrutement de doctorants par CDD, afin de participer à l’animation des cours et des TD. Il prévoit, par ailleurs, pour la première fois, de recourir à la diaspora marocaine, ainsi qu’à des compétences étrangères souhaitant intégrer l’université publique. Il n’existe, cependant, pas encore de cadre adéquat pour leur recrutement dans les établissements publics, avec des avantages à même de les séduire. La tutelle compte s’y atteler le plus rapidement possible.

 

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