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International

Brexit: Le compte à rebours est lancé

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4991 Le 29/03/2017 | Partager
Theresa May devra déclencher aujourd’hui le processus
Des craintes dans le monde de la finance
Certaines clauses à revoir pour éviter les blocages juridiques
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Londres doit déclencher officiellement ce mercredi l'article 50 qui permettra de lancer les négociations entre le Royaume-Uni et l'UE. La situation en Ecosse et en Irlande du Nord fait monter la pression

C’est le jour J. La Première ministre britannique Theresa May devra déclencher aujourd’hui 29 mars le processus de sortie de l'Union européenne. Ce qui ouvre deux ans de difficiles négociations. L'activation de l'article 50 du traité de Lisbonne, qui lancera la procédure de divorce, sera notifiée dans une lettre remise au président du Conseil européen Donald Tusk.

Hier matin, la Bourse de Londres montait de 0,24% en début de séance, dans un marché plutôt prudent. La croissance économique est restée solide à 1,8% en 2016 et pourrait atteindre 2% cette année. Deux secteurs risquent d’être affectés par l’échec des négociations: les services financiers et l’industrie automobile.

La City s’inquiète déjà pour ses emplois. Le secteur financier emploie 2,2 millions de personnes dans le pays. Ils sont actifs dans les domaines de la banque, l'assurance et les services associés, selon une récente étude du lobby bancaire TheCityUK. Londres regroupe 750.000 postes. Plusieurs grandes banques comme HSBC, JPMorgan, Deutsche Bank… avaient déjà prévenu qu'elles étaient prêtes à déplacer des emplois hors du Royaume-Uni. «Le Brexit pourrait coûter 70.000 à 100.000 emplois dans le secteur des services financiers britanniques d'ici 2020», d’après les estimations du cabinet PwC.

Le gouvernement de Theresa May a promis une sortie du marché unique. Cela signifie, pour le secteur financier, la «perte du passeport européen» qui permet aux établissements de proposer leurs services en Europe de par leur présence au Royaume-Uni. De ce fait, une sortie bien ordonnée est dans l'intérêt général. «Afin de préserver la stabilité financière, les différentes parties doivent assurer une coopération continue en matière de réglementation et de surveillance», recommandent les experts de TheCityUK. Dans ce contexte, un cadre approprié pour les entreprises britanniques et leurs clients doit être conçu.

Le cas échéant, «de nouvelles mesures devraient être adoptées afin d'éviter que les firmes soient soumises à des obligations réglementaires différentes et éventuellement contradictoires». Ceci dit, les entreprises (notamment marocaines) sont bien avisées de regarder de nouveau leurs contrats commerciaux. Certaines clauses seront à revoir pour éviter les blocages juridiques.
«Risque de renchérissement des produits marocains, nécessité d’anticiper via la conclusion d’un accord de libre-échange…», le Maroc est bien concerné par le Brexit. Certes, le Royaume-Uni n’est pas un partenaire commercial et économique de la taille de la France, de l’Espagne ou encore de l’Italie, mais cela n’exclut pas de risque indirect qu’il va falloir prendre en considération (cf. notre édition N° 4981 du 15/03/2017).

Les Britanniques se préparent à un autre chamboulement avec l'apparition d'une nouvelle pièce d'une livre, qui ne sera plus ronde mais dotée de 12 côtés. La reine Elizabeth II apparaîtra toujours côté face, tandis que côté pile les symboles de l'Angleterre (la rose), de l'Ecosse (le chardon), du Pays de Galles (le poireau) et de l'Irlande du Nord (le trèfle) sont représentés émergeant de la couronne royale.

L'Ecosse vote sur un référendum d'indépendance

Les députés écossais devaient donner leur feu vert, hier mardi, à un nouveau référendum d'indépendance en Ecosse. Le Parlement régional aurait dû se prononcer sur la question mercredi dernier. Mais l'attentat contre le Parlement de Westminster à Londres avait provoqué le report du vote. Theresa May estime que ce n'est «pas le bon moment» pour un référendum en Ecosse. La Première ministre qui doit également gérer une crise politique en Irlande du Nord, est déterminée à tout faire pour sauvegarder l'unité du Royaume-Uni, mis à rude épreuve depuis le référendum sur l'UE du 23 juin 2016.

 

 

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