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    International

    Guerre contre l'EI: Trump a reçu les propositions du Pentagone

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4970 Le 28/02/2017 | Partager
    Le corps des conseillers militaires américains en Syrie et en Irak à renforcer
    Les soldats autorisés à participer directement aux combats

    La Maison-Blanche a reçu les propositions du Pentagone pour intensifier la lutte contre les terroristes du groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie. Elle va commencer à analyser les recommandations, selon un responsable américain cité par l’agence AFP. Le 28 janvier, huit jours après son investiture, le président Donald Trump avait publié un décret donnant 30 jours au Pentagone pour préparer un nouveau plan accélérant la campagne contre l'EI.
    Parmi les choix que peut faire la nouvelle administration américaine: «augmenter le nombre de conseillers militaires américains en Syrie et en Irak, voire autoriser des soldats américains à participer directement aux combats». Barack Obama s'était catégoriquement opposé à cette dernière éventualité. Il a toutefois envoyé plus de 5.000 soldats américains en Irak pour entraîner et conseiller les troupes irakiennes. Environ 500 conseillers militaires américains se trouvent en Syrie.

    Le général Joe Votel, le chef des forces américaines au Moyen-Orient, n'a pas exclu la semaine dernière, lors d'une visite sur le terrain, que les effectifs militaires américains puissent être renforcés en Syrie. Car si la coalition peut s'appuyer en Irak sur les forces contrôlées par le gouvernement de Bagdad, la situation est beaucoup plus compliquée à Damas. La plus grande partie des gains enregistrés sur les terroristes dans le pays ont été réalisés par des milices kurdes, qui se sont alliées avec des groupes arabes pour former les Forces démocratiques syriennes (FDS). L'administration Trump pourrait décider d'apporter un soutien plus important aux FDS, notamment en leur fournissant des armes plus sophistiquées.

    Les FDS ont prouvé leur efficacité aux yeux des Américains, notamment en prenant en août 2016 Minbej, une ville clef du nord de la Syrie. Mais la Turquie, alliée stratégique de Washington dans la région, estime que cette alliance n'est qu'un paravent pour les milices kurdes YPG, qu'Ankara considère comme un groupe terroriste. La Turquie a proposé aux Etats-Unis de reprendre elle-même Raqa avec ses alliés rebelles syriens.

    De fait, l'administration Trump n'a pas à résoudre un problème seulement militaire mais aussi politique. Celui-ci consiste à déterminer qui contrôlera les zones reprises à Raqa et dans l'est de la Syrie. L'administration Trump comptait sur le réchauffement des relations américaines avec Moscou pour faciliter la résolution de ces questions politiques sur la Syrie de l'après-EI. Mais ce réchauffement ne semble pas avoir progressé. Donald Trump n'a toujours pas planifié de rendez-vous avec son homologue Vladimir Poutine.

    Hausse des dépenses militaires

    Le président américain a proposé, hier lundi, une hausse des dépenses militaires dans le prochain budget fédéral. Selon un responsable de l'administration, il va proposer une hausse de 54 milliards de dollars pour la Défense, soit une hausse d'environ 9% d'une année sur l'autre, qui sera compensée par une baisse équivalente des dépenses non militaires. La plupart des agences fédérales verront par conséquent une réduction de leur budget. Il a aussi annoncé une importante réduction de l'aide internationale. Un discours du président est prévu devant le Congrès mardi soir.

     

     

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