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    International

    Ceux qui détiennent les clés du marché de l’art

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4970 Le 28/02/2017 | Partager
    La Chine redevient n°1 mondial avec 4,8 milliards de dollars
    Elle est suivie par les Etats-Unis et le Royaume-Uni
    Un véritable marché alternatif aux marchés financiers
    marche_art_2016.jpg

    La Chine s’impose comme la première puissance du marché de l’art mondial, avec un produit des ventes aux enchères de 4,8 milliards de dollars et 91.400 lots adjugés

    En 2016, le marché de l’art mondial a continué de se stabiliser. Les résultats des ventes aux enchères d’art se sont établis à un total de 12,5 milliards de dollars (frais acheteurs inclus), soit une baisse de 23% depuis 2015. L’année dernière, le chiffre d’affaires des ventes aux enchères d’art en Chine a atteint 4,8 milliards de dollars, soit 38% de part du marché mondial et une hausse de 8% depuis 2015. Ce qui place Pékin au premier rang mondial (devant les USA et le Royaume-Uni). La France conserve sa quatrième place. C’est ce que relève Artprice, le spécialiste de l’information sur le marché de l’Art et son partenaire chinois Art Market Monitor of Artron qui viennent de publier leur rapport 2016.

    «Les maisons de ventes chinoises explorent de nouvelles pistes avec des œuvres de maîtres occidentaux, posant ainsi les premiers jalons d’un tout nouveau secteur», indique Wan Jie, président et fondateur d’Artron Art Group. La consommation, la collection et l’investissement seront les trois principaux axes de développement du marché de l’art en Chine, en plein ajustement.
    Le marché de l’art mondial a continué de se développer dans un contexte économique difficile. «Au regard de l’état de l’économie et de la finance mondiales, le marché Fine Art démontre une maturité qui lui permet de s’affirmer comme un véritable placement alternatif avec 12,45 milliards de dollars d’enchères publiques», souligne pour sa part Thierry Ehrmann, fondateur et président d’Artprice.

    Le marché de l’art peut être vu «comme un secteur économique à part entière incluant des rendements et des performances par classe d’actifs», dit-il. Un résultat étonnant (compte tenu de l’économie), «qui est en progression de plus de 291% depuis 2000». Cette croissance «repose en grande partie sur la mondialisation du marché, porté par son économie, ainsi que sur l’intensification du segment haut de gamme en Occident». Le nombre d’œuvres proposées dans le monde connaît une progression de 8% par rapport à l’année 2015 avec 938.000 lots Fine Art passés en ventes publiques.

    L’importance de l’art européen est visible dans le top 500. Dans lequel figurent plus de 200 artistes issus de l’Europe continentale et du Royaume-Uni (soit 40% d’artistes européens contre 15% d’américains) présents depuis le Moyen Âge et jusqu’au XXIe siècle. Qu’en est-il des perspectives? Il est peu probable que les grandes maisons de ventes réalisent en 2017 des performances aussi fastes qu’en 2015, selon les spécialistes de l’art. Plusieurs événements artistiques sont prévus cette année. La Biennale du Whitney (reportée en 2016), la Biennale de Venise ainsi que la Documenta 14 rythmeront le premier semestre et ne manqueront pas de stimuler les ventes.

     

     

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