×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Les taux d'intérêt bas étouffent les assureurs

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4919 Le 19/12/2016 | Partager
    C’est le résultat des stress tests de l’Eiopa
    Aplatissement des taux et scénario de «double hit», les deux risques
    taux_europe_019.jpg

    Au niveau européen, l’Eiopa a conclu que les organismes sont convenablement capitalisés avec un ratio de solvabilité de 196% en moyenne. Ce qui témoigne d’une position de départ confortable pour la majorité des participants. A partir de 2017, les compagnies d’assurances devront faire preuve de transparence quant à l’usage et à l’incidence des mesures en matière de garanties à long terme (LTG)

    Comme les banques, les assurances ont été soumises à des tests de résistance. La faiblesse des taux d'intérêt fragilise les assureurs européens, selon l'Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (Eiopa) qui vient de présenter les résultats des stress tests du secteur.
    Le régulateur européen a conclu que les assurances sont convenablement capitalisées avec un ratio de solvabilité de 196% en moyenne (136% si les mesures du paquet branches longues sont exclues). Pour le cas de la France, les assureurs vie qui ont participé à ces tests affichent le même ratio moyen de solvabilité que l’ensemble des acteurs européens: 196%. Il est toutefois supérieur si l’on retire les mesures «branches longues» (152%).  En général, l’analyse confirme la bonne solvabilité du marché français.
    L’objectif du test était d’évaluer la résilience à certains chocs de marché, et identifier in fine les impacts sur la stabilité financière et le risque systémique. Les conséquences de deux chocs instantanés ont été mesurées: un aplatissement des taux et un scénario de «double hit» (choc simultané sur les taux d’intérêt et les valeurs d’actifs d’où une augmentation des spreads). Les deux scénarios ont des effets significatifs. Le dernier scénario aurait un impact négatif de près de 160 milliards d'euros sur le bilan des compagnies, contre un impact de 100 milliards dans le cas d'un environnement de taux durablement bas. Celui-ci est fondé sur une situation de stagnation de la croissance. Les épargnants sont confrontés à une offre faible d’opportunités d’investissement de long terme et à des rendements faibles, quelle que soit la maturité des investissements. L’autre scénario, bien que jamais observé jusqu’ici, est fondé sur les développements économiques récents où l’on a pu observer une chute des taux d’intérêt et des prix du marché pour certaines dettes souveraines (ACPR, Banque de France).
    Les régulateurs nationaux sont invités à encourager la prudence dans la politique de gestion des actifs des organismes d’assurance. «Les résultats ont confirmé les importants défis provoqués par l'environnement macroéconomique actuel», de l’avis du président de l'Eiopa, Gabriel Bernardino. Mais l'autorité européenne a également jugé le secteur «correctement capitalisé» au regard des nouvelles normes de Solvabilité II.
    Parmi la série de recommandations émises à destination des autorités nationales de supervision, l'Eiopa suggère notamment de demander aux groupes dont le modèle d'activité est jugé non viable l'annulation ou le report du versement de dividendes. Une meilleure adaptation de la gestion du risque en interne et l’établissement d’un cadre pour l'appétit du risque sont aussi préconisés. L’instance appelle entre autres à adapter les garanties offertes et à revoir la politique de distribution du dividende. Les superviseurs doivent prendre aussi des mesures pour soutenir l'activité.
    Au total, 236 assureurs issus de 30 pays européens ont participé à ces tests menés entre mai et mi-juillet. C’est le premier test de résistance mené pour le secteur des assurances depuis 2014 et le premier depuis le lancement officiel de Solvabilité II. L’objectif était de détecter les principales vulnérabilités du secteur européen des assurances. Ce test de résistance ne devant pas être assimilé à une évaluation «réussite ou échec», le capital de solvabilité requis n’a pas été recalculé après les chocs. Ce qui signifie qu’aucun ratio de solvabilité postérieur aux chocs ne peut être défini. Par ailleurs, les résultats propres à chaque entreprise ne sont pas publiés, et le test de résistance n’a pas vocation à susciter des exigences directes de recapitalisation.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc