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    International

    Trump courtise les «géants de la high-tech»

    Par Reda BENOMAR | Edition N°:4919 Le 19/12/2016 | Partager
    Il tente d’enterrer la hache de guerre avec la Silicon Valley
    Enjeu, le rapatriement des bénéfices hors Etats-Unis
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    De gauche à droite: Jeff Bezos, fondateur et PDG actuel d’Amazon, Larry Page, cofondateur d’Alphabet Inc. (maison mère de Google), Sheryl Sandberg, directrice des opérations de Facebook, Mike Pence, vice-président, et Donald Trump. Twitter est le grand absent de cette réunion au sommet (Ph. AFP)

    Encore une volte-face de Trump par rapport au discours qu’il tenait lors de la campagne électorale. Le président élu a tendu la main aux patrons de la Silicon Valley, dont beaucoup avaient pourtant soutenu son ex-adversaire Hillary Clinton et s’opposent aux mesures protectionnistes qu’il entend appliquer à leur encontre.
    «Je suis là pour vous aider à réussir», a déclaré d’emblée Trump lors d’une rencontre au sommet dans sa tour «Trump». Autour de la table, Jeff Bezos d’Amazon, Larry Page et Eric Schmidt d’Alphabet (Google), Sheryl Sandberg de Facebook, Brian Krzanich (Intel), Chuck Robbins (Cisco), Safra Catz d’Oracle, Elon Musk (Tesla et SpaceX), Ginni Rometty (IBM), Satya Nadella (Microsoft) et quelques autres.
    «Nous voulons que vous continuez à aller de l’avant grâce à des innovations incroyables. Il n’y a personne comme vous dans le monde», a poursuivi le président élu, entouré de son vice-président, Mike Pence, et de Peter Thiel, cofondateur de PayPal et seul grand nom du secteur technologique à l’avoir soutenu dès le début de sa campagne.
    Donald Trump, qui avait initié ce rendez-vous au sommet, a poursuivi son numéro de charme devant une dizaine de grands noms de la Silicon Valley dont les entreprises ont une capitalisation boursière cumulée de plus de 2.500 milliards de dollars et sont à l’origine de nombreuses innovations, dont l’iPhone.
    L’impact de la présidence Trump sur la Silicon Valley est à ce stade incertain. Une baisse de l’impôt sur les sociétés, en particulier quand elles rapatrient de l’argent aux Etats-Unis, serait positive pour les géants du secteur, Apple en tête, qui ont énormément de liquidités stockées à l’étranger. Ce dernier fait d’ailleurs face à des procès dans différents pays européens pour évasion fiscale.
    Le secteur, qui a beaucoup profité de la mondialisation et emploie un grand nombre d’ingénieurs étrangers, pourrait en revanche souffrir en cas de mesures protectionnistes ou de restrictions sur les visas. La sécurité publique et le cryptage des données pourraient aussi constituer une source de conflit potentiel. Twitter, grand absent de la réunion, a peut-être fait les frais de ses récents refus de collaborer avec le FBI.
    Les enjeux divergent en fonction des groupes. Des relations cordiales avec la nouvelle administration sont primordiales pour les entreprises d’Elon Musk (Tesla), dont des revenus dépendent également d’accords avec le gouvernement fédéral.
    SpaceX, compagnie spécialisée dans les lanceurs, a comme premier client l’agence spatiale américaine (Nasa), qui lui a passé des contrats d’une valeur de 6,5 milliards de dollars lors des huit dernières années. Le groupe compte en outre participer à de prochains appels d’offres de l’armée de l’air américaine.
    Autre pas pour rétablir la confiance, Trump a annoncé que Travis Kalanick, le patron d’Uber, et Elon Musk allaient intégrer son Forum stratégique composé déjà de 16 patrons qu’il consultera pour élaborer et évaluer sa politique économique.
    À force de piques lancées sur les «GAFA», Donald Trump s’était attiré l’antipathie d’une vaste majorité des acteurs de la Silicon Valley quand il était candidat. Le plus révélateur est le financement de sa campagne électorale. Hillary Clinton a reçu du secteur près de 2,7 millions de dollars pour la sienne. Mitt Romney, candidat du parti républicain en 2012, avait, pour sa part, amassé plus de 8 millions de billets verts.
    Le secteur des nouvelles technologies a, par contre, versé à Trump la «bagatelle» de 21.000 dollars... À peine de quoi couvrir quelques campagnes sponsorisées sur Facebook.

    Priorité numéro un: Rapatrier les emplois

    L’emploi, l’immigration et la Chine ont été abordés. Le futur locataire de la Maison-Blanche, qui s’efforce de concrétiser sa promesse de rapatrier des milliers d’emplois partis dans des pays où la main-d’œuvre est bon marché, souhaite que le secteur crée des emplois aux Etats-Unis. Il veut notamment qu’Apple, dont les célèbres smartphones sont fabriqués en Chine, ouvre une «très grande usine» sur le sol américain.

     

     

     

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