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    Souss/Safran : Mobilisation autour de l’épice la plus chère au monde

    Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:4906 Le 28/11/2016 | Partager
    Le Maroc ambitionne de produire 9 tonnes à l’horizon 2020
    Irrigation et besoins en eau, des facteurs clés pour le développement de la filière

    La production actuelle du Crocus Sativus ou safran au Maroc est de près de 6 tonnes annuellement. Une performance réalisée suite à l’élargissement de la surface plantée qui est passée de 600 ha en 2009 à 1.650 ha aujourd’hui. «Nous tablons sur une production de 9 tonnes à l’horizon 2020 comme c’est prévu par le contrat-programme conclu entre la Fédération interprofessionnelle et le gouvernement», a déclaré Brahim Hafidi, président du conseil régional Souss-Massa lors du Ve Symposium  international sur le safran qui s’est tenu la semaine dernière à Agadir. Près de 200 participants, issus de différents pays, ont pris part à cette manifestation initiée par les départements du ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime. «Nous devons faire l’effort de nous tourner vers une agriculture intelligente et ce, dans un contexte mondial de changement climatique», a précisé Alireza Koocheki, président de l’association internationale des sciences horticoles (ISHS). Il faut préciser qu’un numéro spécial sera consacré aux travaux présentés lors de ce Symposium par  la ISHS, qui parraine les publications des Actes. Au Maroc, l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) a réservé une place importante au niveau de ses projets de recherche au safran. C’est ainsi que de nombreuses études scientifiques sur cette précieuse épice ont été menées. Elles visent aussi bien la phytotechnie (science dérivée de la botanique) et la génétique que la phytochimie (ou chimie des végétaux). Les recherches ont également concerné les techniques culturales, en particulier l’irrigation et les besoins en eau de cette culture et qui sont les facteurs clés de son extension et de son développement dans la région. Il faut rappeler que, en vue d’améliorer la qualité tout en augmentant la productivité, le contrat-programme prévoit l’approvisionnement des agriculteurs en bulbes de qualité, l’équipement hydro-agricole pour la mobilisation de l’eau au niveau des safranières. De même que le renforcement des programmes d’encadrement et de formation visant l’appropriation de techniques optimales de conduite des champs. Le renforcement des travaux de recherche appliquée visant la sélection clonale, la valorisation des ressources locales et l’incitation à l’agrégation des producteurs dans le cadre de projets intégrés sont les autres objectifs escomptés.

    La valorisation va bon train…

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    Avec le Plan Maroc Vert (PMV), le Maroc a engagé une dynamique pour la valorisation des produits du terroir dont le safran. Qui a ainsi reçu l’appellation d’origine «Safran de Taliouine», déposée par le conseil régional du Souss en 2010. Le «festival international du safran» est organisé annuellement à Taliouine qui est à l’origine de 90% de la production nationale. Par ailleurs, «La Maison du safran» dans la même commune, et en tant que plateforme dédiée à la promotion de la filière pour un développement économique territorial et environnemental, permet aussi la mise en valeur de cette épice, la plus chère au monde.

     

    De notre correspondante,
    Fatiha NAKHLI

     

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