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Politique

Pourquoi le RNI est en effervescence

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4876 Le 14/10/2016 | Partager
Un congrès extraordinaire convoqué pour le 29 octobre
Il devra confier la présidence du parti à Aziz Akhannouch
Rapprochement du RNI et de l’UC, avant une fusion?
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Le départ de Mezouar coïncide avec l'un des plus mauvais scores électoraux du parti (Ph. Bziouat)

Après le mauvais score réalisé par le parti et l’annonce de la démission surprise de son président, le RNI est encore une fois au cœur des discussions. Le bureau politique, réuni mercredi en fin de journée, a pris des résolutions officielles sur un sujet qui faisait l’objet de rumeurs publiques depuis deux mois. Si cette instance suprême du RNI a pris acte de l’insistance de Salaheddine Mezouar pour jeter l’éponge de la présidence du parti, elle a salué son initiative en faveur du retour de Aziz Akhannouch dans son ancienne maison. Plus qu’une simple réintégration, il s’agit d’un appel à la rescousse pour diriger le parti. La proposition est du président, conscient de l’unanimité dont jouit le ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime. Sa personnalité et ses compétences dans la gestion des projets sont reconnues. Un congrès extraordinaire, convoqué pour le 29 octobre, devrait en principe lui confier la présidence du RNI. C’est donc lui qui devra conduire les négociations avec Abdelilah Benkirane pour la formation du gouvernement si jamais le parti change de position d’ici là. D’ailleurs, le bureau politique du RNI a abordé la participation  au gouvernement dans des termes particuliers. Ainsi, après avoir passé en revue l’expérience du parti au gouvernement et au Parlement, l’état major est favorable à «la non participation» au prochain exécutif. Mais comme en politique, les positions ne sont jamais définitivement arrêtées, le communiqué du RNI n’exclut pas une autre option en rappelant, que «le dernier mot revenait au Conseil national du parti». Une possibilité n’est pas exclue si les conditions nécessaires sont réunies. Lesquelles? Le RNI n’en dit pas plus.
Ce coup d’accélérateur au sein du parti est accompagné par une autre initiative du président qui a enclenché un rapprochement avec l’UC de Mohamed Sajid. Dans un premier temps, l’objectif est de créer un groupe parlementaire commun dans la perspective de réaliser une alliance entre les deux partis. Un scénario a été déjà tenté, sans aboutir, par les deux formations il y a près de 7 ans. Dans un deuxième temps, l’idée d’une fusion entre les deux partis, que beaucoup de choses rapprochent, pourrait se concrétiser. Si cette initiative est conduite à terme, elle renforcera la polarisation en marche du champ politique.

La cause d’un départ

Aziz Akhannouch avait démissionné du RNI le 1er janvier 2012, à la veille de la formation du premier gouvernement de Abdelilah Benkirane. Il avait quitté le parti de Salaheddine Mezouar pour rester à la tête du ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime. Benkirane et les autres partis de la majorité étaient dans l’incapacité d’aligner un profil de sa dimension, en mesure de conduire un secteur stratégique pour l’économie. Le plan Maroc vert a remis en marche le monde agricole, longtemps abandonné.

 

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