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Politique

Nouveaux ambassadeurs
La société civile en force dans le monde diplomatique

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4876 Le 14/10/2016 | Partager
Le politique a également son gros lot
La femme mieux représentée
Une réunion avec Mezouar avant l’audience royale
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La nomination des ambassadeurs à l’occasion du Conseil des ministres à Laâyoune, en février dernier, aura fait couler beaucoup d’encre. Des rumeurs s’étaient propagées sur la suppression de certains noms, alimentées par une liste qui circulait sur Internet. Finalement, après plus de 9 mois d’attente, ces diplomates vont regagner leurs postes. Ils étaient 78, auquel il faudra rajouter trois autres ambassadeurs nommés au Conseil des ministres du 23 juin dernier. Juste avant l’audience royale pour leur remettre leurs lettres de créances, Salaheddine Mezouar les a réunis au ministère des Affaires étrangères pour leur prodiguer conseils et pièges à éviter afin d'inscrire leurs actions dans le cadre de la diplomatie proactive. Ils doivent travailler selon une stratégie bien définie dont les grandes orientations ont été déclinées par le Roi lors de la Conférence des ambassadeurs en 2013. L’objectif est de renforcer la performance de la diplomatie nationale et partant, de conforter la position du Royaume en tant que membre agissant et responsable de la communauté internationale. La vision royale de la diplomatie intégrée et cohérente consacre l’identité de la civilisation du Maroc. Le Souverain avait attiré l’attention sur «l’entrée en scène de nouveaux acteurs tels que les ONG, les sociétés multinationales, la diversification inédite des centres mondiaux de prise de décision et d’influence et des groupes internationaux spécialisés de la régulation et de la coordination». Ces diplomates ont un chantier prioritaire: «la mobilisation continue pour la défense de l’intégrité territoriale du Maroc, au nord comme au sud». En tout cas, cette vague d’ambassadeurs, la plus importante depuis longtemps, provient d’horizons divers. Si certains sont le pur produit des Affaires étrangères, d’autres viennent du monde politique et de la société civile. La plupart d’entre eux ont une expérience du terrain et une réputation de sérieux.

Droits de l'homme et intégrité territoriale

Dans cette fournée, la femme est mieux représentée, avec des figures ayant fait leurs preuves dans le domaine associatif et politique.  C’est le cas d’Amina Bouayach, ancienne présidente de l’OMDH et élue secrétaire générale de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, nommée ambassadrice du Maroc en Suède. Elle devra redorer le blason du Maroc, en tant que pays respectant les droits de l’homme dans un Etat soucieux de cette question et surtout acquis aux thèses des séparatistes.
La députée sortante du PAM et militante active des droits de l’homme, Khadija Rouissi représentera le Maroc au Danemark. Kenza El Ghali, ex-députée de l’Istiqlal, sera ambassadrice à Santiago, au Chili. Elle remplacera Abdelkader Chaoui, pressenti un premier temps pour Prétoria, mais a décliné pour raison de santé. Il a été remplacé par Abdelkader El Ansari. Kenza El Ghali est hispanophone et dispose de réseaux en Amérique latine, qui serviront à la défense de l’intégrité territoriale.

Le PJD en Malaisie

Abdeslam Aboudrar, DG de l’Instance centrale de prévention contre la corruption, a hérité du poste de Londres, en remplacement de la princesse Lalla Joumana qui rejoint l’Ambassade de Washington, à l’approche des élections et du changement de l’administration américaine. Rachid Bouhlal, jusque-là en poste à Washington ira à Tokyo au Japon.   
Ce mouvement d’ambassadeurs s’est étendu aux membres des partis politiques, qui sont entrés en force au sein de la diplomatie. Ainsi, pour la première fois, un membre du PJD, Réda Benkhaldoun, député sortant, est choisi pour représenter le Maroc, en Malaisie. L’autre politique, doublé d’une casquette de droits de l’homme, est un ancien directeur au sein du groupe CDG. Mhamed Grine est membre du Conseil national du PPS et adversaire de Nabil Benabdellah dans la course pour le secrétariat général lors du dernier congrès. Il regagnera son poste à Beyrouth au Liban. Le RNI a eu son lot. Ouâdiê  Benabdallah, chef du groupe parlementaire sortant et Chafik Rachadi, ancien vice-président de la Chambre des représentants représenteront le Royaume respectivement en Indonésie et en Corée du Sud. L’USFP n’a pas été oubliée. Ainsi, deux ex-députés, Ahmed Réda Chami et Mohamed Ameur représenteront le Maroc à Bruxelles. Le premier auprès de l’Union européenne, est un ancien ministre en charge du Commerce et industrie. A ce titre, il dispose d’une parfaite connaissance des dossiers bilatéraux et des enjeux des différents accords. Le second, également ex-ministre des MRE sera ambassadeur auprès du Royaume de Belgique. Mohamed Chafiki, à la tête de la direction des prévisions et économiques du ministère des Finances, a été membre de la Commission administrative de l’USFP mais a pris ses distances avec le parti. Nommé ambassadeur au Mexique, Mohamed Chafiki, à l’origine professeur universitaire,  a une parfaite maîtrise des arcanes économiques et politiques. Il a été membre de l’état major du PSD avant que cette formation de Aissa Ouardighi n’intègre l’USFP, il pourrait jouer un rôle de premier plan dans la défense de la question nationale.

 

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