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    Economie

    Ingénierie: Encore et toujours l’opportunité africaine

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4865 Le 28/09/2016 | Partager
    La fédération internationale vient pour la 2e fois en Afrique
    En plus de 100 ans d’existence
    L’occasion pour le Maroc de se positionner

    Plus de 300 désastres naturels importants ont coûté la vie à des milliers de personnes dans le monde en 2015. Le sujet des challenges du changement climatique était tout trouvé pour la conférence annuelle de la Fédération internationale des ingénieurs-conseils (FIDIC). Organisée à Marrakech, en partenariat avec la Fédération marocaine du conseil et de l’ingénierie (FMCI), quelque 800 participants de tous les continents étaient présents, avec une belle domination africaine. Pour Moncef Ziani, président de la FMCI, «il était important d’inviter de nombreux pays africains pour montrer que le Maroc fait bien partie du continent, ce qui n’est pas toujours perçu comme ça. Nous devons, comme le souhaite Sa Majesté, encore plus nous enraciner en Afrique». Même si la fédération internationale existe depuis plus de 100 ans, ce n’est que la 2e fois que sa conférence annuelle s’organise sur le continent. «Une reconnaissance pour Ziani. Celle du niveau de l’expertise marocaine, qui devrait ouvrir des opportunités d’affaires à l’étranger pour les bureaux d’études marocains».   
    D’après le président de la FIDIC, Jae-Wan Lee, «le domaine du conseil en ingénierie est de plus en plus difficile tant les environnements se compliquent. Une nouvelle stratégie de renforcement des systèmes internes est amorcée, collant aux procédures internationales, pour être à jour avec ces changements». Les ingénieurs doivent ainsi jouer un rôle dans l’atténuation des conséquences du changement climatique. Piliers de toute innovation, ils étaient pourtant jusque-là limités à une simple approche technique. Aujourd’hui, cette approche se veut participative dans la recherche de la protection des ressources, qu’elles soient humaines, économiques ou naturelles. Tout projet doit tenir compte de la limitation de ces ressources et des attentes des populations. Comme le fait le Maroc. «Nous travaillons depuis des années avec l’approche participative dans le domaine de l’irrigation, explique Ziani. Nos projets ne sont pas montés uniquement avec le ministère de l’agriculture mais avec les agriculteurs eux-mêmes». Même démarche avec le développement des abris de pêche pour organiser le secteur de la pêche artisanale. Un travail en commun avec le ministère concerné et les associations de pêcheurs. «Le seul moyen pour ces projets d’envergure d’être dimensionnés de façon à répondre aux besoins et attentes des populations». Dans cette même démarche participative, l’ingénierie marocaine fera partie de différents panels conviés à la COP22. Pour un message clair à destination des autres pays en voie de développement: le Royaume possède et développe des solutions financièrement abordables et capables de prendre en compte les effets du changement climatique. Ce qui est le cas des technologies dans le domaine de l’assainissement et du traitement des eaux usées, qui sont à la portée des villes qui n’ont pas d’énormes moyens financiers et des pays qui ne disposent que de peu d’énergies. Même expertise dans le domaine des barrages, pour des technologies moins coûteuses et destinées à être mises en oeuvre par les entreprises locales.

    Leader africain

    Depuis sa création en 1982, la société marocaine CID (conseil, ingénierie et développement) intervient dans les projets de génie civil, de bâtiment, de transport et d’hydraulique au Moyen-Orient, en Albanie et surtout en Afrique. Comme actuellement, avec sa branche BTP, chargée de la réhabilitation au Cameroun de 3 grands centres hospitaliers, de la construction de 8 autres CHU et de la création de zones attenantes d’habitations. Au Cameroun, par exemple, la construction des nouveaux CHU a connu quelques ralentissements dernièrement en raison de problèmes budgétaires. «Nous avons donc revu nos plans, forcément un peu moins ambitieux. Mais pour la première fois dans le bâtiment, l’ensemble des bureaux d’études travaillent en étroite collaboration avec les architectes dans la conception et la réalisation de ces projets. Un véritable confort pour le client».

     

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