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    Entreprises

    Résultats semestriels
    La diversité payante de BMCE Bank of Africa

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4865 Le 28/09/2016 | Partager
    Croissance à deux chiffres des revenus et du résultat net
    Le résultat net part du groupe franchit 1,3 milliard de DH
    Un plan d’entreprise axé sur le développement de nouveaux marchés et métiers
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    BMCE Bank of Africa a amélioré son résultat net part du groupe de 18% à 1,3 milliard de DH. Plus d’un quart des résultats consolidés provient de l’Afrique malgré un effort important de provisionnement au 1er semestre

    Le groupe bancaire démarre son nouveau plan d’entreprise 2016-2020 en fanfare. Dans un environnement marqué par le ralentissement économique au Maroc et les difficultés budgétaires d’un certain nombre d’Etats africains suite au plongeon des cours des matières premières, BMCE Bank of Africa a néanmoins dégagé un résultat net de 1,6 milliard de DH au premier semestre en hausse de 12%! La part qui revient au groupe s’établit à 1,3 milliard de DH (+ 18%) en raison notamment du renforcement dans le capital de Bank of Africa et de La Congolaise de Banque (Congo-Brazzaville). La contribution de la Banque au Maroc à ce résultat a augmenté de 24% à 635 millions de DH. L’international a amélioré la sienne de 18% à 449 millions de DH, malgré un coût du risque en hausse pour les activités africaines. En revanche, les activités filialisées ont enregistré un recul de 4% de leur contribution au RNPG.
    De façon générale, la résilience du groupe tient à la diversité de ses métiers et des zones d’implantation, s’est félicité le top management lors de la présentation des résultats ce 26 septembre. «Nous mettons les œufs dans plusieurs paniers. Tout ralentissement qui peut être observé sur un territoire est compensé sur un autre plus dynamique. Cette répartition de la production de la richesse permet d’afficher des résultats qui sont dans l’ensemble résilients», fait valoir Brahim Benjelloun-Touimi, administrateur directeur général exécutif de BMCE Bank of Africa. En outre, «le groupe continue de se réformer en profondeur et partant, il y a des gisements de productivité qui sont en train d’être exploités et qui font que les leviers sont divers pour pouvoir générer de la richesse», ajoute-t-il.
    Sur les six premiers mois de l’année, BMCE Bank of Africa a enregistré un produit net bancaire de 6,7 milliards de DH en hausse de 13%. La marge d’intérêts et la marge sur commissions ont progressé respectivement de 6% et 3%. La meilleure performance du semestre provient des opérations de marché dont le résultat a bondi de 86% dans un contexte favorable pour les taux au Maroc.
    Le groupe, qui a ouvert 100 agences l’année dernière dont 37 points de vente au Maroc, a vu logiquement ses charges générales d’exploitation augmenter de 9,2% à 3,6 milliards de DH. Ces extensions du réseau coûtent de l’argent. Dans bien des cas, le coût d’une ouverture d’agence en Afrique est supérieur à ce qu’il est au Maroc. La hausse plus importante du PNB permet toutefois d’améliorer de 2 points le coefficient d’exploitation à 53,1%.
    Le résultat brut d’exploitation dépasse 3,1 milliards de DH en progression de 18% sur un an. Le point noir dans les résultats du premier semestre reste la hausse de 31% du coût du risque à plus d’1 milliard de DH. Le risque s’est accru principalement au niveau des activités africaines. Le groupe a renforcé les provisions surtout au Kenya suite à des changements réglementaires notamment.

    Pas d’effet Brexit

    «Nous avons anticipé le Brexit. Nous avions liquidé toutes nos positions en accord avec le régulateur anglais la veille du vote. Nous étions donc un peu serein après les résultats», a admis Mohamed Agoumi, directeur général délégué BMCE Bank of Africa. Toutefois, le Brexit a deux effets contraires sur les activités de la filiale londonienne. Mais, pris ensemble, l’impact global est positif assure Agoumi.
    La dévaluation de la livre sterling par rapport à l’euro fait baisser mécaniquement les positions de la banque puisqu’elle prête essentiellement en euros et en dollars. Par contre, la traduction des revenus en euros et en dollars en livre sterling va générer un résultat de change favorable dont l’impact sera plus important au second semestre. «Nous sommes très optimistes sur le reste de l’année pour la filiale de Londres», fait savoir Agoumi.

     

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