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    Analyse

    Politique migratoire
    La société civile, grande absente

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4861 Le 22/09/2016 | Partager
    Les collectivités, premières concernées par les flux des arrivants
    Une plus grande implication des ONG nécessaire
    Elles seraient utiles pour l'orientation et le conseil
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    Le rôle des collectivités territoriales est incontournable dans les efforts d’intégration des migrants, dont une grande partie continue de vivre dans la précarité, optant souvent pour des activités informelles (Ph. Bziouat)

    «Le Maroc est résolument engagé à poursuivre sa politique holistique en matière de migration». C’est ce qu’a annoncé Anis Birrou, ministre en charge des MRE et des Affaires de migration, lors du Sommet organisé en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, lundi dernier à New York. Aujourd’hui, le Maroc veut inscrire sa stratégie de gestion des flux migratoires dans une logique long-termiste. Dans cette optique, l’implémentation territoriale de cette politique constitue un véritable défi. Un mécanisme de renforcement des capacités des collectivités territoriales, directement concernées par la prise en charge des migrants installés sur leurs territoires, a été mis en place. Une phase pilote a montré que «si des initiatives d’intégration ont pu être relevées dans toutes les communes, le niveau de synergie et de mutualisation des expériences reste faible». Or, le développement d’actions menées en coopération par différents acteurs reste décisif pour assurer l’effectivité de l’intégration des migrants. Au-delà du rôle des autorités, plusieurs spécialistes insistent sur l’importance d’une plus grande implication des ONG. Celles-ci avaient été particulièrement actives en termes de défense des droits des migrants et de leur accompagnement dans les démarches administratives et judiciaires. Aujourd’hui, elles sont attendues sur d’autres chantiers, notamment en termes d’orientation et de conseil. C’est dans ce sens que s’inscrit l’opération de renforcement des capacités de la société civile. L’idée est de couvrir le besoin en formation, permettant la consolidation des connaissances et du savoir-faire des ONG dans les domaines liés à la migration. Surtout que la population des migrants résidant de façon légale au Maroc a connu une augmentation rapide ces dernières années, suite à l’opération exceptionnelle de régularisation. Plus de 23.000 immigrés clandestins en ont bénéficié. L’essentiel d’entre eux est concentré dans l’axe Casablanca-Rabat, avec respectivement 25 et 34%, suivi des régions de Fès Meknès (10%), l’Oriental (10%) et Tanger-Tétouan (9%). Les femmes constituent un peu moins que la moitié des personnes régularisées (44%).

     

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