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    Analyse

    Energies renouvelables
    «Savoir trouver le juste mix»

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4859 Le 20/09/2016 | Partager
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    «J’espère voir plus d’entreprises américaines qui investissent au Maroc et apportent leur expertise dans le domaine de la technologie propre», indique Daniel Kammen, envoyé spécial américain pour la Science (Ph. Bziouat)

    Daniel Kammen, envoyé spécial américain pour la Science, était en visite au Maroc du 13 au 16 septembre dernier. Kammen est dirigeant fondateur du Renewable and Appropriate Energy Laboratory. Basée en Californie, cette structure s’intéresse essentiellement à l’énergie propre et la décarburation. Le laboratoire, qui travaille sur des projets en Afrique de l’Est et en Amérique centrale, compte aussi lancer des programmes de coopération au Maroc.

    - L’Economiste: Le constat actuel fait état d’une faible présence des entreprises américaines dans le secteur des énergies au Maroc. Comment expliquez-vous cette faible présence?
    - Daniel Kammen:
    Il est difficile de répondre à une telle question, mais je peux dire qu’historiquement, le Maroc est fortement lié à l’Europe et plus particulièrement à la France. Et ce, pour plusieurs raisons. Je peux citer la proximité géographique, le système d’éducation ou encore le système bancaire similaire. J’espère que cela va changer à l’avenir, non seulement pour des raisons purement économiques, mais surtout parce que les défis du changement climatique nécessitent un partenariat plus large entre les pays.
     
    - Qu’est-ce qui fait la valeur ajoutée des entreprises américaines?
    - La réussite d’un système réside dans sa capacité à trouver le juste mix entre une base financière solide, un business model innovant et des fondements scientifiques et technologiques solides. Si l’on prend en considération le volume des investissements dans la recherche scientifique et technologique, les Etats-Unis arrivent en tête au niveau mondial. Vu que le monde devra reconstruire une nouvelle industrie propre en quelques décennies, les Etats-Unis pourront apporter un soutien majeur à ce vaste chantier mondial.  

    - Après la ratification de l’Accord de Paris par Washington, quelle est la prochaine étape?
    - C’est un signal fort que les Etats-Unis et la Chine ont envoyé au monde entier avec cette ratification sachant que ces deux pays totalisant 40% des émissions de gaz à effet de serre. Maintenant le plus dur reste à venir. A Marrakech, les pays signataires de l’Accord de Paris doivent discuter les moyens et les outils pour appliquer les clauses de l’accord, respecter leurs engagements et atteindre les objectifs fixés.  Ce travail au niveau des gouvernements va sûrement encourager les entreprises à faire du business et décrocher davantage de contrats, notamment dans le domaine de l’énergie propre. Dans cette logique, j’espère voir plus d’entreprises américaines qui investissent au Maroc et apportent leur expertise dans le domaine de la technologie propre, R&D, l’innovation, programmes d’échange ainsi que le lancement d’incubateurs.
    Propos recueillis par
    Aziza EL AFFAS

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