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    L’ingénierie du bâtiment dans la tourmente

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:4854 Le 09/09/2016 | Partager
    A l’effondrement des prix des prestations s’ajoute la baisse d’activité
    Seuls les cabinets ayant une taille critique pourront résister

    L’activité de l’ingénierie du bâtiment peine à sortir de ses problèmes qui entravent son développement. Une situation qui a poussé la Fédération marocaine du conseil et de l’ingénierie (Fmci) d’organiser, jeudi 8 septembre, une journée sur l’état des lieux du secteur avec la participation des acteurs concernés. Après avoir rappelé l’importance du bâtiment dans l’ingénierie marocaine, Moncef Ziani, président de la FMCI, s’est penché sur les principales contraintes qui entravent son développement. La première tient au laxisme qui caractérise les programmes de construction  privés. «Pour les projets publics, le maître d’ouvrage est obligé de s’adresser à un cabinet agréé, ce qui n’est pas le cas pour le promoteur privé qui a une liberté totale dans son choix», rappelle Moncef Ziani. Ce dernier soulève également le problème  des honoraires qui ont atteint un niveau très faible, moins de 1% du coût du projet. Ce qui fragilise plusieurs cabinets et menace même leur survie. Pour répondre en partie à l’effondrement des prix de prestations, la FMCI a élaboré un guide de rémunération des prestations pour servir de référence aux maîtres d’ouvrage. Mais dans la pratique, personne ne l’observe. Résultat, la concurrence par les prix fait rage sur chaque appel d’offres. Par ailleurs, l’activité ne s’est toujours pas remise de la contraction des commandes publiques et de la décélération des mises en chantiers des infrastructures. La guerre des prix conjuguée à la baisse d’activité menacent clairement les cabinets de petite, voire de moyenne dimension.
    L’absence d’un cadre juridique clair et actualisé réglementant les différentes  activités dans le  bâtiment figure parmi les problèmes soulevés par la majorité des intervenants. «Après la loi 12-90 sur l’urbanisme, il fallait attendre plusieurs années pour pouvoir avoir les premiers règlements de construction», regrette Noureddine Boutayeb, secrétaire général du ministère de l’Intérieur. Il relève aussi  un déficit énorme en matière de normes dans le bâtiment. Le Pr. Mohamed Jamal Bennouna, ingénieur expert judiciaire, soulève l’urgence de la révision du DOC dans lequel les professions  d’architecte et d’ingénieur sont abordées non pas en tant que prestataires de services indépendants mais comme subordonnés  dans le cadre d’un contrat de travail. Une telle révision a été faite par la majorité des pays voisins: Tunisie, Algérie… Bennouna signale également le retard dans l’adoption du code de l’urbanisme déjà débattu, il y a près de six ans. Pour lui, le point fort de ce document sera la définition des différents métiers dans le cadre de la construction. Ce qui va permettre de clarifier la responsabilité des différents intervenants et d’en finir avec la confusion actuelle. Lorsqu’il y a un litige ou incident comme celui d’un effondrement, difficile de définir les responsabilités de chaque intervenant. La formation  de nos juges dans le domaine du bâtiment figure parmi les recommandations de Bennouna.

    Transparence: Les communes au banc des accusés

    Le président de la Fédération marocaine du conseil et de l’ingénierie a soulevé le manque  de transparence dans les appels d’offres émanant des collectivités locales. Certaines communes imposent des critères avec l’objectif d’écarter la majorité des bureaux d’études et orienter l’offre vers un nombre de cabinets limités. Sur ce volet, il a soulevé l’exemple d’une offre qui exige que le siège du bureau d’études soit situé à moins de 30 km de la commune!o

     

     

     

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