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International

Conférence Afrique-Japon
Une pluie d’accords pour diversifier l’économie

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4846 Le 30/08/2016 | Partager
Au total 73 ont été signés à Nairobi
Une opportunité pour attirer des capitaux japonais
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«Il est évident que la force du secteur privé sera essentielle si l’Afrique veut poursuivre sa croissance», a déclaré le Premier ministre japonais Shinzo Abe lors de la session de clôture de la Ticad, organisée pour la première fois sur le sol africain, et non au Japon comme c’est le cas depuis l’édition inaugurale de 1993 (Ph. AFP)

Energie, infrastructures, santé, nourriture, finance et sécurité…  ce sont là les quelques secteurs couverts par les 73 accords commerciaux conclus entre des sociétés africaines et japonaises. Ils ont été signés dans le cadre de la sixième Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (Ticad) à laquelle a participé le Maroc. Attijariwafa bank et l’AMDI ont paraphé aussi deux accords avec des banques japonaises.
La Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement du Japon ont annoncé aussi la conclusion d’un accord visant à fournir 3 milliards de dollars au profit du développement du secteur privé africain sur les trois ans à venir. Les ressources consacrées à stimuler la croissance économique et à lutter contre la pauvreté dans la région vont s’en voir ainsi considérablement augmentées. Ces fonds vont être fournis dans le cadre de la troisième phase de l’Initiative renforcée d’assistance au secteur privé de l’Afrique (EPSA). Elle portera sur les infrastructures économiques (transport, énergie, etc.) et les infrastructures sociales (santé, éducation, nutrition). Le Japon prévoit d’y apporter 1,5 milliard de dollars en trois ans, par l’intermédiaire de son Agence japonaise de coopération internationale (JICA). La BAD entend contribuer avec un financement au moins équivalent. Le Japon est disposé à fournir une allocation supplémentaire spéciale, d’un montant pouvant atteindre 300 millions de dollars, pour cofinancer avec la BAD des projets aidant les pays d’Afrique à accéder aux meilleures technologies disponibles en matière de combustion propre de charbon et à faibles émissions de carbone. L’élargissement de l’Initiative renforcée d’assistance au secteur privé de l’Afrique contribuera à accroître l’accès à l’électricité, stimulera l’industrialisation du continent et améliorera la qualité de vie de millions d’Africains.
Organisée conjointement par l’ONU, l’Union africaine, la Banque mondiale et le Japon, la Ticad est une opportunité pour l’Afrique d’attirer des capitaux japonais. Le continent africain entend avant tout accélérer le développement de la transformation des matières premières et de la manufacture, industries autrement plus lucratives que la simple exploitation de ressources brutes. Il faut dire que les matières premières représentent actuellement l’écrasante majorité des exportations africaines. Le pétrole brut compte pour 50% de la valeur de ces dernières.
Tokyo cherche ainsi à se démarquer des autres grandes puissances économiques investissant en Afrique, à commencer par son puissant voisin chinois. Les échanges commerciaux entre le Japon et l’Afrique s’élevaient à 24 milliards de dollars en 2015, bien loin des 179 milliards de dollars d’échanges du continent avec le géant chinois.
En marge de la Ticad, la Banque mondiale et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ont annoncé aussi des investissements de 24 milliards de dollars en Afrique sur les trois à cinq prochaines années afin d’aider à la réforme des systèmes de soins de santé du continent. La déclaration de Nairobi adoptée par les participants à la Ticad évoque par ailleurs l’importance pour l’Afrique d’accélérer le développement de secteurs comme les technologies de l’information et de la communication, l’innovation ou l’économie maritime. La diversification de l’économie africaine offre des opportunités dans des secteurs d’excellence pour le Japon, notamment la planification urbaine, l’énergie, l’assainissement des eaux ou la prévention des catastrophes naturelles. En attendant, la prochaine Ticad se tiendra au Japon, en 2019.

 

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