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    SITI, une PME familiale à la conquête du monde

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:4844 Le 26/08/2016 | Partager
    Leader mondial dans le segment haut de gamme situé a Marrakech
    Des exportations partout dans le monde pour un produit intégré à 70%

    Chine, Malaisie, Indonésie, Nouvelle-Zélande, Philippines, Japon, Arabie-Saoudite, Emirats, Qatar, Jordanie…  S’il existe bien des produits «made in Maroc»  qui font le tour du monde, ce sont bien ceux de la très discrète Société impériale des thés et infusions (SITI).
    L’histoire de cette petite entreprise qui dans les années 80 fabriquait des sachets de menthe et de verveine pour le compte d’un client unique, Yves Rocher, est une véritable «success story». Aujourd’hui SITI, leader mondial de la fabrication des sachets de thé haut de gamme, brasse quelque 700 à 800 millions de DH et ambitionne d’atteindre le milliard d’ici 2017. Retour en arrière: 1979, création de l’entreprise par le père Baroudi, grand ami d’Yves Rocher. Ce dernier a l’idée de créer une gamme d’infusions de verveine et de menthe. Baroudi se lance dans l’aventure en créant une entreprise de conditionnement, respectant l’esprit «naturel» des produits, d’où les fameux sachets en mousseline. Le proauit rencontre un succès inespéré, nous raconte Amine Baroudi, le fils, aujourd’hui vice-président de l’entreprise. «L’objectif était d’atteindre quelque 6 millions de sachets, ils sont arrivés très vite à 100 millions de sachets par an!» La collaboration exclusive durera près de 15 ans. Comme il n’est jamais prudent dans les affaires de dépendre d’un seul client, la nouvelle génération des Baroudi a cherché à développer une nouvelle clientèle, afin de pérenniser l’affaire. Une nouvelle clientèle demandeuse de thé en particulier. C’est le temps de l’adaptation au marché. Au départ, SITI a  travaillé avec des intermédiaires européens. Pendant 3-4 ans, mais une fois les connaissances acquises des produits, cap sur la Chine, directement chez le fournisseur. Aujourd’hui encore les variétés  proviennent toujours de Chine mais également du Japon, d’Inde ou du Sri Lanka. Du thé en vrac, mais dont SITI a appris à maitriser les saveurs et les parfums avec de subtils mélanges. Car le savoir-faire accumulé pendant ces années a très vite positionné l’entreprise dans du très haut de gamme. Pour le conditionnement,  le sachet de mousseline cousue reste la marque de fabrique de l’entreprise de luxe. La PME familiale a également développé une production plus automatisée: le sachet thermo-soudé. Depuis, plus de 1 million et demi de sachets… par jour produits à Marrakech. A  côté, le thé en vrac, en boites de métal, est également produit. Mais attention, rien à voir avec les boites chinoises. Il s’agit de préserver la qualité exceptionnelle du produit. SITI a donc fait appel au meilleur. L’entreprise Paul Lagache fondée en 1850 à Lille en France. «Cette société connaissait des difficultés, malgré la qualité exceptionnelle du travail fourni, notamment au niveau du laquage des boîtes, digne de celui proposé sur des voitures de luxe. Nous les avons convaincus de rentrer dans un partenariat avec nous et de transférer toute l’activité à Marrakech, avec comme objectif: arriver à de bien plus gros volumes», précise le vice-président.

    Pas besoin de prospecter de nouveaux clients

    C’est en essayant de répondre justement aux contraintes imposées par des clients que l’entreprise s’est vue forcée de faire les choses par elle-même. SITI a donc investi également dans une imprimerie. Des efforts qui ont un coût, plus de 500 millions de DH investis ces dernières années, mais des investissements qui ont permis d’amener le taux d’intégration à plus de  70% alors qu’auparavant plus de 90% des produits étaient importés. Un investissement qui permet surtout à SITI d’être le leader incontesté dans le domaine «On n’a pas de catalogue, on ne fait pas de salons, car on ne peut pas exposer les clients pour lesquels on travaille et qui souhaitent, tous, que l’on reste en retrait. Et on ne fait pas de prospection de nouveaux clients: vu le savoir-faire que l’on a développé, ce sont les clients qui viennent nous demander de travailler pour eux; on est donc dans l’optique de sélectionner ceux avec lesquels on a envie de travailler», conclut Amine Baroudi, pas peu fier de l’entreprise familiale.

     

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