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    Analyse

    Responsabilité sociétale
    Une démarche plombée par des fragilités structurelles

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4843 Le 25/08/2016 | Partager
    Faiblesse des mécanismes de régulation
    La non-effectivité des lois freine l’adhésion des entreprises
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    Le Maroc a signé la plupart des conventions internationales liées à la RSO, parallèlement à l’implication active de la CGEM à travers le lancement de la charte et du label RSE pour assurer la consécration de cette culture chez les entreprises

    A trois mois de la tenue de la COP22, administrations publiques et entreprises privées sont appelées à donner l’exemple. Le développement durable et la responsabilité sociétale sont devenus un véritable atout pour se doter d’un «avantage concurrentiel» et renforcer les capacités de «gestion et de maîtrise des risques». C’est ce qui ressort du dernier rapport du CESE sur la RSO, qui devra être voté lors de l’assemblée générale prévue aujourd’hui. Les membres de la commission ayant planché sur cet avis ont mis l’accent sur les acquis cumulés par le Maroc depuis quelques années.
    La CGEM a mené un véritable travail de fond pour inciter les entreprises à se conformer aux principes de la responsabilité sociétale, notamment à travers un label dédié. Parallèlement, le Maroc a ratifié la majorité des accords internationaux relatifs à cette question. Un «dispositif juridique solide» a été également mis en place, notamment la Constitution, qui a consacré le développement durable comme un droit fondamental, la loi cadre sur la Charte nationale du développement durable…
    Cependant, la migration des organisations, privées et publiques, vers un mode de gouvernance basé sur la responsabilité sociétale, bute sur certaines fragilités structurelles, identifiées par le CESE. Les membres de la Commission ayant élaboré ce document ont réalisé un diagnostic en se basant sur des critères inspirés de l’ISO 26000. Au niveau du respect du cadre réglementaire, le CESE pointe la faiblesse des mécanismes de régulation. La mobilisation des ressources est également mise en avant, pour faire face aux «coûts conséquents à court terme pour la restructuration vers un modèle de croissance inclusive et durable, qui exige des investissements en capital humain et en nouvelles technologies». Les élus locaux sont aussi interpellés face aux «manquements dans la traduction des objectifs de la RSO par les collectivités territoriales».
    Le rapport du CESE a mis à nu d’autres dysfonctionnements. En tête, la problématique de «la non-effectivité des lois» et le «non-respect par les employeurs des conditions minimales en termes de salaires et de protection sociale des travailleurs». L’ancrage de la culture de responsabilité sociétale est aussi freiné par les «difficultés d’accès à l’information», selon le CESE. Le projet de loi sur l’accès à l’information suscite la polémique, à cause de ses mesures privant les citoyens et les entreprises de données les concernant directement (cf.www.leconomiste.com).

     

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